« Il ne faut pas me prendre pour le perdreau de l'année ». Jean-Gaël Anda Sita sort du silence après le dépôt des listes du second tour des municipales à Saint-Pierre. Le candidat confirme qu'il se maintient et explique pourquoi les négociations avec Emeline K/Bidi ont échoué.
Tout bascule dès le lendemain du premier tour, raconte-t-il. « Je découvre qu'elle s'était fendue d'un grand communiqué en disant que Jean-Gaël voulait être la tête de liste et qu'il voulait imposer le RN. J'ai jamais voulu imposer le RN ou qui que ce soit », affirme-t-il. Cette sortie médiatique l'agace d'autant plus qu'Emeline K/Bidi l'avait contacté « dimanche soir à 19h26 » pour entamer les discussions.
L'ancrage territorial tourne rapidement au bras de fer. Jean-Gaël Anda Sita revendique son attachement à Saint-Pierre et considère qu'un maire doit venir de la ville qu'il dirige. « Suppose deux secondes que je sois le député de la 4e circonscription et qu'ensuite je décide de venir me présenter à Saint-Joseph. Est-ce que tu penses que les Saint-Josephois l'auraient accepté ? », lance-t-il directement à son interlocutrice.
La composition des listes envenime les débats. Emeline K/Bidi lui reproche la présence de deux colistiers du Rassemblement national. « Elle me fait ce reproche, mais je lui ai immédiatement rétorqué que sur sa liste, elle avait aussi des représentants de la France insoumise », répond le candidat. La réaction de sa rivale le surprend : elle se dit prête à écarter ses propres colistiers. « Moi je tranche dans le vif (...) je peux les virer », lui lance-t-elle selon lui.
Jean-Gaël Anda Sita refuse cette logique. « On n'agit pas comme ça avec des colistiers », martèle-t-il. Il revendique sa fidélité envers son équipe et ses électeurs, refuse toute négociation qui reviendrait à « se vendre » et dénonce des « accords d'arrière cuisine ».
Face à cette triangulaire, le candidat fixe un objectif : empêcher l'arrivée de La France Insoumise à la mairie. « Il ne faut pas que notre belle ville de Saint-Pierre tombe dans le giron de la France insoumise », prévient-il, évoquant des préoccupations sécuritaires. « J'en suis à ma troisième campagne et jamais je ne vendrais Saint-Pierre ! C'est ma ville, ma commune, là où je suis né. »


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