Le syndicat SUD Logement Social s'élève contre les candidats aux municipales qui font porter aux bailleurs sociaux la responsabilité de la crise du logement. Cette stratégie transforme les salariés du secteur en « boucs émissaires », dénonce l'organisation.
Dans un communiqué publié mercredi, le syndicat pointe ces déclarations, relevées aussi bien à La Réunion qu'en métropole. Ces attaques créent un climat tendu entre les organismes HLM et les locataires ou demandeurs de logement.
Les agents des bailleurs sociaux essuient la colère des usagers en première ligne. Ils payent le prix de la pénurie de logements, de la vétusté de certains immeubles et du poids des loyers sur les budgets familiaux, alors qu'ils n'ont aucun pouvoir sur les politiques publiques du logement.
À La Réunion, plus de 50 000 demandes de logement social attendent une réponse. Cette file d'attente montre l'ampleur des besoins et désigne les vrais responsables : les choix politiques et le désengagement de l'État, selon SUD Logement Social.
Le syndicat demande aux candidats municipaux de porter des mesures de fond. Il réclame la construction de 200 000 logements sociaux par an, un quota minimum de 30 % de logements sociaux par commune en zone tendue, l'application réelle du droit au logement opposable et la revalorisation des APL. Il veut aussi une meilleure reconnaissance des salariés du secteur, rappelant que le coût de la vie à La Réunion reste 37 % plus élevé qu'en métropole.
L'organisation syndicale réclame plus de « mesure » aux élus pour éviter d'exposer les agents du logement social à de nouvelles tensions dans leur travail quotidien.


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