Deux candidats aux municipales de La Possession s'insurgent contre les autorisations d'occupation temporaire du domaine public que la ville veut imposer pour certains meetings de campagne.
Philippe Robert, conseiller municipal d'opposition et candidat à la mairie, dément les déclarations selon lesquelles « les demandes d'autorisation pour les réunions publiques n'ont posé aucun problème » le concernant. « Cette affirmation est fausse », s'agace-t-il dans un communiqué transmis à la rédaction.
Le candidat dénonce une tentative de la ville d'imposer un régime d'autorisation préalable pour des prises de parole qui ne nécessitent pourtant pas d'AOT. Il fait valoir que ces interventions ne comportent « ni installation fixe, ni occupation exclusive du domaine public, ni entrave à la circulation ». Philippe Robert se réfère au Mémento du candidat aux élections municipales du ministère de l'Intérieur, qui stipule que « les réunions politiques sont libres et peuvent se tenir sans autorisation ni déclaration préalable ».
Gilles Hubert, autre prétendant à la mairie, s'inquiète aussi de l'égalité entre candidats. Il critique une procédure décidée « de manière unilatérale par la municipalité », sans concertation préalable. L'information sur cette nouvelle procédure n'aurait été communiquée que le jour de l'ouverture officielle de la campagne.
Le candidat questionne la neutralité municipale, la maire sortante étant elle-même en lice pour sa succession. Cette situation risque de créer un déséquilibre entre les candidats, juge-t-il, appelant à une clarification pour garantir « des conditions de compétition équitables ».


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