À La Possession, la campagne municipale commence par une polémique. La mairie demande maintenant aux candidats de signer une autorisation d'occupation temporaire (AOT) payante pour organiser leurs réunions publiques.
Vincent Rivière crie à « une entrave à la démocratie ». Le candidat dit avoir reçu le courrier dès le premier jour de campagne et juge cette mesure « inédite et profondément inacceptable ». L'autorisation coûterait « 2 euros par mètre linéaire ». Selon lui, aucune autre commune de l'île n'impose une telle contrainte.
« Le débat public ne peut être conditionné à une redevance financière décidée unilatéralement », martèle-t-il. Il s'interroge sur « le principe d'égalité entre les candidats » et rappelle qu'« aucune délibération du conseil municipal n'a été portée à notre connaissance ». Sa colère monte : « Même en Russie, on ne fait pas payer les opposants. Le Code électoral est clair : on ne peut empêcher la tenue de meetings pendant la campagne. » Il a saisi le préfet.
L'hôtel de ville minimise cette décision. « C'est une formalité rapide, pas un moyen de mettre des bâtons dans les roues des candidats », assure-t-on. La participation s'élèverait à « environ soixante euros pour toute la campagne », payable une seule fois et validée en préfecture. La mairie revendique un traitement égalitaire : « La candidate Miranville s'est acquittée de la somme, et les demandes de M. Hubert et M. Robert n'ont posé aucun problème. »
L'objectif affiché vise à organiser l'occupation de l'espace public. « Cela nous permet de voir qui fait quoi et de laisser sa chance à tout le monde. Si un candidat a un meeting, les voitures sonos des autres doivent baisser le son à proximité », justifie la municipalité.


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