Le Parti socialiste a condamné mardi soir les récentes déclarations de Jean-Luc Mélenchon, que son bureau national juge antisémites. Cette sortie tombe à quelques jours des élections municipales de 2026 et aggrave les tensions entre les deux formations de gauche.
Les socialistes reprochent au leader insoumis sa façon de prononcer les patronymes juifs « Epstein » et « Glucksmann ». Le PS dénonce aussi « la stratégie de conflictualisation permanente » de Mélenchon, qui selon lui a « fracturé les électeurs de gauche et renforcé les passerelles entre droite et extrême droite ».
Autre point de discorde : La France insoumise refuse de se désolidariser de La Jeune Garde, mouvement soupçonné d'être impliqué dans la mort du militant d'extrême droite Quentin Deranque. Le parti à la rose juge cette position « inacceptable ».
Jean-Luc Mélenchon a riposté sur les réseaux sociaux. Il dénonce des accusations « intolérables d'antisémitisme » et appelle en retour les militants socialistes « à se désolidariser de ces consignes de division ». Une rupture nette avec le parti dans lequel il a milité plus de trente ans.
Dans ce climat tendu, le PS appelle les militants insoumis à se démarquer des propos de leur leader. Il invite les électeurs de LFI à soutenir les listes de rassemblement de la gauche, alors que dans plusieurs villes, les sondages placent les listes socialistes devant les candidats insoumis. Aucun accord national entre les deux formations n'est prévu pour le second tour, mais le PS maintient la règle du « désistement républicain » contre le Rassemblement national.


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