Jonathan Rivière, candidat divers droite aux municipales de Saint-Pierre, veut abandonner les voitures-sono pour la campagne de 2026. Une position qui bouscule une tradition solidement implantée à La Réunion.
« Est-ce qu'on est encore obligé de crier dans un micro pour faire de la politique en 2026 ? Je dis non », déclare le candidat dans une vidéo Facebook. Il considère que les Réunionnais ont évolué et savent désormais s'informer via leurs téléphones et les débats télévisés. « Krwa pa kréol lé couyon », ajoute-t-il, remettant en question l'efficacité de ces dispositifs sonores.
Les voitures-sono restent pourtant un pilier des campagnes réunionnaises. Ces véhicules équipés de haut-parleurs diffusent musique, slogans et messages politiques dans l'espace public pour renforcer la visibilité des candidats. Peu utilisées dans l'Hexagone, elles font partie du folklore électoral local sur l'île.
Juridiquement encadrées par les règles sur les nuisances sonores, ces pratiques sont strictement interdites la veille et le jour du scrutin. Leur violation peut entraîner l'annulation du scrutin. Souvent critiquées pour les désagréments qu'elles provoquent, elles alimentent un débat permanent entre visibilité politique et tranquillité publique.
« La politique ce n'est pas faire du bruit, c'est du respect », martèle Jonathan Rivière, qui privilégiera le porte-à-porte. Le candidat encarté RN mais non investi par le parti défend « une campagne sans désordre », relançant les questions sur l'évolution des méthodes de mobilisation électorale à La Réunion.


0 commentaire
Aucun commentaire pour le moment. Soyez le premier !