148 000 euros. C'est le montant de l'indemnité de départ d'Eddy Balbine qui fait scandale à Sainte-Suzanne depuis le débat télévisé d'hier soir. L'ancien directeur général des services, aujourd'hui candidat aux municipales, conteste ce chiffre et défend la légalité de sa rupture conventionnelle signée en juin 2025.
« Vous avez négocié une rupture conventionnelle alors que vous saviez que vous alliez partir à la retraite, et le montant est assez élevé », lui a reproché Ramata Touré, adjointe sortante et candidate Renaissance. Cette attaque, reprise par plusieurs participants au débat de Réunion La Première, a mis le feu aux réseaux sociaux.
Sur Facebook, les commentaires pleuvent. « 148 000, ce n'est pas un ti somme alors que Sainte-Suzanne est endettée », s'indigne un internaute. D'autres dénoncent cette prime dans un contexte financier municipal tendu.
Joint ce matin, Eddy Balbine rectifie : « Le montant est erroné. On est aux alentours de 140 000 euros, tout compris. La rupture conventionnelle en elle-même représente environ 120 000 euros. » Il précise que cette somme inclut des congés non pris, le maire lui ayant demandé de ne plus partir en vacances après l'affaire Bertrand de Boisvilliers, l'ancien directeur de cabinet.
L'ancien DGS, qui aura 63 ans en mars, défend le cadre légal de son départ. « Ma prime de départ est légale. Il y avait une ligne prévue au budget du personnel. D'autres agents sont partis avec plus que moi », assure-t-il. Pour se présenter aux municipales, il devait quitter ses fonctions six mois avant le scrutin.
Concernant les difficultés financières de la commune, il rejette toute responsabilité : « Le maire prend les décisions, le DGS exécute. Il m'a donné l'ordre de sauver le CCAS pour éviter une reprise par la Chambre régionale des comptes. » Selon lui, 90 % des problèmes budgétaires viennent du déficit du CCAS, estimé à trois millions d'euros. Une polémique qui risque de peser sur sa campagne électorale.


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