Le cyclone tropical Gezani a frappé Madagascar le 10 février, laissant derrière lui un bilan tragique. Au moins 38 personnes ont perdu la vie, tandis que six autres sont toujours portées disparues et 374 blessées. La région de Tamatave est particulièrement touchée, concentrant la majorité des victimes et des dégâts.
Environ 265 000 personnes ont été affectées, représentant plus de 72 000 ménages dans une vingtaine de districts. Plus de 12 000 habitants ont été déplacés, certains se réfugiant dans des sites d'accueil et d'autres chez des proches. Les autorités craignent des risques sanitaires liés aux inondations.
Les dommages matériels sont lourds : plus de 18 000 habitations ont été totalement détruites et de nombreuses autres endommagées ou inondées. Le secteur éducatif paie aussi un lourd tribut, avec plusieurs centaines de salles de classe touchées. Des infrastructures publiques, centres de santé et bâtiments administratifs compris, ont subi des dommages importants. La route nationale qui relie Antananarivo à Tamatave est coupée à plusieurs endroits, ce qui complique l'acheminement de l'aide d'urgence.
À La Réunion, la CGTR (Confédération Générale des Travailleurs Réunionnais) a appelé à la solidarité avec Madagascar, qualifiant la situation de « catastrophe humaine et sociale majeure ». Le syndicat insiste sur la nécessité d'une mobilisation rapide pour répondre aux besoins urgents en eau potable, nourriture et soins, rappelant les liens historiques entre la Réunion et Madagascar.
La CGTR pointe aussi la vulnérabilité des territoires de l'océan Indien face aux phénomènes climatiques extrêmes. Elle plaide pour une entraide régionale face à ces crises récurrentes.


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