Le gouvernement s'apprête à dégainer une troisième fois le 49.3 pour faire passer le budget 2026, faute d'accord au Parlement. La pression monte sur Sébastien Lecornu pour boucler les finances de l'État.
Le Premier ministre devrait actionner cette procédure vendredi matin à l'Assemblée nationale. Le budget sera examiné en lecture définitive dès 9 h.
Cette décision engagera la responsabilité du gouvernement et déclenchera deux motions de censure : une de la gauche hors PS, l'autre du Rassemblement national (RN). Le vote aura lieu lundi, mais ces motions ont peu de chances d'aboutir avec le soutien des Républicains (LR) et du Parti socialiste (PS).
Le budget vise à ramener le déficit à 5 % du PIB d'ici 2026. Il prévoit des repas à un euro pour les étudiants et une revalorisation de la prime d'activité pour les travailleurs modestes. Contesté par le RN et une partie de la gauche (Insoumis, écologistes, communistes), il devrait être définitivement adopté après validation du Conseil constitutionnel. Cela mettrait fin à la loi spéciale qui assure la continuité de l'État depuis décembre.
Amélie de Montchalin, ministre des Comptes publics, a déclaré que ce budget, malgré ses imperfections, serait bénéfique pour les Français en levant « l'incertitude » actuelle.
Ce serait le troisième 49.3 de Sébastien Lecornu, après les recours sur les volets recettes et dépenses du projet de loi. Cette utilisation répétée de la procédure d'exception, malgré les critiques de certains sénateurs et agences de notation, montre la détermination du gouvernement à boucler le budget avant la fin de l'année parlementaire.


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