Le tribunal administratif de La Réunion a rejeté la demande d'Antoine Fontaine, candidat à la mairie du Tampon, qui voulait suspendre la déclaration d'utilité publique (DUP) de la future voie urbaine du Tampon. Avec trois autres requérants, il doit verser 3 000 euros à la Communauté d'Agglomération du Sud (CASUD) et à la commune.
Beaucoup de propriétaires ont déjà vendu leurs biens situés sur le tracé du projet, mais d'autres comptent contester leur expropriation et l'intérêt public du chantier devant les tribunaux.
Le 21 janvier dernier, Fontaine et ses co-requérants se sont présentés devant le juge des référés pour demander la suspension de la DUP et, à défaut, l'arrêt de toutes les expropriations. Leur dossier manquait d'arguments solides.
Cette voie urbaine de 5 km doit désengorger la RN 3. D'après la CASUD, il ne reste plus que 16 000 m² à exproprier.
Dans son ordonnance du 27 janvier, le juge a rappelé qu'il n'était pas compétent pour les expropriations. Il a aussi estimé que les arguments des requérants ne remettaient pas sérieusement en cause la légalité des arrêtés qui autorisent le projet.
Les quatre Tamponnais, qui avaient choisi de plaider sans avocat, devront payer les 3 000 euros. L'avocat des collectivités, Me Philippe Creissen, s'est félicité du résultat : selon lui, aucune menace sérieuse ne pèse sur ce projet d'aménagement pour la commune et les usagers de la RN 3. Les travaux continueront comme prévu, avec un haut niveau de précautions environnementales et de mesures compensatoires.
Le tribunal administratif examinera bientôt le dossier au fond, tandis que d'autres recours, sans doute mieux étayés, ont été déposés par des habitants soutenus par l'association Domoun la Plaine.


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