L'Assemblée nationale a adopté à l'unanimité une loi visant à reconnaître et réparer les préjudices subis par les mineurs réunionnais déplacés de force en métropole entre 1962 et 1984. Cette décision a provoqué une forte réaction d'Ericka Bareigts, ancienne ministre et députée de La Réunion. Elle considère ce vote comme « un nouveau pas pour reconnaître les faits, les blessures, les traumatismes ».
Dans un communiqué, Bareigts a félicité les députés pour leur adoption unanime et a exprimé sa gratitude envers la députée Karine Lebon, porte-parole de ce texte. Elle a rappelé que cette démarche s'inscrit dans un long processus de reconnaissance par l'État d'une période sombre de son histoire.
Ericka Bareigts rappelle que ce vote fait suite à la résolution du 18 février 2014, qu'elle avait coportée. Ce texte avait constitué une première étape officielle de reconnaissance par l'État d'un manquement à sa responsabilité morale envers ces enfants déracinés.
Pour l'ancienne parlementaire, la loi adoptée lundi constitue une étape logique, qui permet de passer de la reconnaissance morale à la réparation, tout en inscrivant cette histoire dans la mémoire collective. Elle note cependant que le chemin législatif n'est pas terminé. Elle appelle le Sénat à adopter le texte pour « réparer un préjudice réel, longtemps ignoré ».
Ericka Bareigts a également souhaité rendre hommage à ceux qui ont porté cette mémoire durant des décennies, affirmant que ce vote représente une étape importante dans la quête de dignité et de justice pour une injustice historique qui a profondément marqué La Réunion et la République.


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