Lors du dernier conseil municipal de Saint-Philippe, tenu le 27 janvier, une subvention de 30 000 euros destinée au Festival Même Pas Peur a provoqué des échanges houleux entre le maire et l'opposition.
Le ton est monté quand ce point est arrivé à l'ordre du jour. Wilfrid Bertile, ancien maire, et Joël Damour, membre dissident de la majorité, ont fait part de leurs inquiétudes sur ce montant qu'ils jugent excessif. Damour, qui vient d'annoncer sa candidature pour les prochaines municipales, a pointé le manque de soutien accordé à d'autres associations locales.
« J'ai été empêché de m'exprimer », a déclaré Damour. « Notre tissu associatif mérite plus de reconnaissance. Ce festival n'est qu'un événement annuel, et d'autres associations sont laissées de côté. »
Wilfrid Bertile a dénoncé ce qu'il appelle une « démocratie approximative » à Saint-Philippe, selon lui les associations en dehors de la majorité sont négligées. Il reconnaît l'importance du festival pour la ville, mais s'interroge sur l'augmentation de la subvention par rapport aux aides accordées à d'autres événements, comme la fête du Vacoa.
Face aux critiques, le maire Olivier Rivière a défendu la subvention. Le festival, lancé en 2011, est devenu un événement cinématographique majeur qui attire des milliers d'enfants chaque année. « L'ampleur et les exigences de ce festival justifient pleinement cette aide financière », a-t-il déclaré.
Rivière a aussi fait remarquer que le débat prenait une tournure stérile et a décidé d'y mettre fin. « Il y a un temps et un lieu pour chaque chose », a-t-il conclu, en rappelant que les élections approchent.


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