Ce jeudi 29 janvier 2026, les travailleurs sociaux de La Réunion descendent dans la rue à Saint-Denis pour réclamer une revalorisation de leurs salaires. L'Union Départementale Force Ouvrière (UD-FO) et le Syndicat National Force Ouvrière des Cadres des Organismes Sociaux (SNFOCOS) ont appelé les employés de la Caisse d'Allocations Familiales (CAF) et de la Caisse Générale de Sécurité Sociale (CGSS) à se rassembler à 11 heures devant la préfecture. Ils comptent remettre un cahier de revendications au préfet.
Leur principale exigence : l'extension du dispositif Ségur du social, qui garantit une revalorisation salariale de 183 euros nets mensuels aux professionnels du secteur. Les travailleurs sociaux, notamment ceux de l'aide à domicile, de l'insertion et de la petite enfance, dénoncent leur exclusion de cette mesure déjà accordée à d'autres secteurs du social et du médico-social.
Depuis l'arrêté du 6 août 2024, les salariés à temps plein des secteurs sanitaire, social et médico-social privé touchent cette prime, parfois avec effet rétroactif. Les syndicats veulent que cette revalorisation s'applique rétroactivement à partir du 1er décembre 2022.
Autre bataille : la reconnaissance de leur diplôme de niveau bac +3. Les travailleurs sociaux demandent un passage au niveau 6 dans les classifications salariales. Jean-Paul Paquiry, secrétaire général de l'UD-FO, rappelle que cette reconnaissance reste indispensable pour garantir un salaire adapté à leur niveau de qualification.
Les syndicats insistent sur le rôle de première ligne de ces professionnels face à la précarité, aux ruptures de droits et aux violences. Ils accompagnent les populations les plus vulnérables : familles monoparentales, personnes en situation de handicap, jeunes en difficulté.
Dans un communiqué, l'UD-FO de La Réunion défend cette mobilisation et dénonce l'austérité budgétaire actuelle, qu'elle qualifie d'« économie de guerre ». Le syndicat juge les revendications des travailleurs sociaux légitimes au vu de leurs missions.
Rendez-vous est pris ce jeudi matin devant la préfecture de Saint-Denis. Les manifestants comptent faire entendre leurs demandes directement auprès du représentant de l'État.


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