Onze mois après le cyclone Garance, la mairie de Saint-André fait face à des accusations de l'opposition concernant la gestion des subventions post-catastrophe. Les critiques portent sur des irrégularités supposées dans les dossiers transmis à l'État, incluant l'utilisation d'une photographie inappropriée. En réponse, la municipalité dénonce une « instrumentalisation politique » d'une situation déjà difficile et défend son engagement dans la reconstruction du territoire.
La polémique a pris de l'ampleur après une vidéo de l'élu d'opposition Jean-Marie Virapoullé, qui accuse la mairie de « pratiques frauduleuses » et annonce son intention de porter l'affaire devant la justice pour faire établir les responsabilités. Au centre du débat : une erreur matérielle liée à une image d'un stade en Bretagne, utilisée pour justifier des dommages au stade Soune-Seyne. La mairie conteste cette interprétation et dénonce une « instrumentalisation » d'un drame collectif.
La mairie reconnaît un dysfonctionnement, mais assure qu'il était involontaire et qu'il a été corrigé rapidement dès décembre. « Dans un contexte d'urgence extrême, plusieurs centaines de documents ont été soumis dans des délais très contraints », explique-t-elle, ajoutant qu'aucune « dissimulation » ou intention de tromper l'administration n'explique ces erreurs.
Dès le début de la crise, la commune a travaillé avec les services de l'État pour constituer 30 dossiers de réhabilitation d'équipements publics. Le coût total de ces opérations atteint plus de 80 millions d'euros en subventions nécessaires. La mairie rappelle que la catastrophe a révélé des fragilités structurelles dues à des décennies de « sous-investissement ».
Dans une lettre du 18 décembre 2025, le préfet indique que 30 opérations ont été examinées, avec environ 4,2 millions d'euros de subventions retenues pour des urgences avérées. Cependant, près de 47 millions d'euros de demandes ont été suspendues et nécessiteront une instruction approfondie en 2026.
La mairie défend également les agents communaux, reprochant à l'opposition de jeter le doute sur leur intégrité. Ces agents ont permis la remise en service rapide des écoles et équipements, tout en gérant des dossiers complexes avec l'État.
La municipalité rappelle enfin que les subventions de l'État ne sont versées qu'après la réalisation et la justification des travaux, un principe que tous les élus locaux doivent respecter.


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