Environ 350 tracteurs ont convergé vers Paris ce mardi matin pour protester contre l'accord de libre-échange entre l'Union européenne et le Mercosur, à quelques jours d'une signature attendue. Cette mobilisation est encadrée, tandis que des blocages se multiplient dans les ports.
Le 13 janvier, près de 350 tracteurs de la FNSEA et des Jeunes Agriculteurs sont entrés dans la capitale, selon la préfecture de police. Arrivés par la porte Dauphine vers 8 heures, les engins agricoles ont remonté plusieurs grandes artères, dont les Champs-Élysées, escortés par des CRS, avant de rejoindre le quai d'Orsay. Des slogans comme « Pas de pays sans paysan » s'affichaient sur certains tracteurs, témoignant de l'inquiétude du secteur agricole.
La manifestation, déclarée en préfecture, reste strictement encadrée. Les organisateurs visent un rassemblement place de la Concorde, entre l'Élysée et l'Assemblée nationale. Le préfet de police a validé l'itinéraire après l'engagement de la FNSEA à respecter les consignes de sécurité. Cette démonstration de force tombe au moment où les discussions sur l'accord UE-Mercosur approchent de leur terme.
Parallèlement à l'action parisienne, la mobilisation touche les infrastructures stratégiques. À quelques jours de la signature prévue au Paraguay, les agriculteurs intensifient la pression par des blocages multiples. Des opérations de filtrage ont débuté au Havre, premier port de commerce français. Les ports de Bayonne et de La Rochelle sont aussi concernés, les manifestants voulant peser sur les échanges et alerter sur les conséquences redoutées de l'accord pour l'agriculture française.
Le gouvernement affirme que le dossier reste ouvert malgré ces tensions. Sur TF1, Maud Brégeon, porte-parole du gouvernement, a déclaré que « le dialogue et les échanges continuent », précisant que les mesures annoncées ne constituent pas un point final. D'autres sujets pourraient être abordés : transmission des exploitations, revenus agricoles, gestion de l'eau et adaptation au changement climatique. Ces questions nourrissent toujours la colère du monde agricole avant l'échéance européenne.


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