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Urgence d’un budget pour les Outre-mer, souligne Naïma Moutchou

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Urgence d’un budget pour les Outre-mer, souligne Naïma Moutchou

Invitée sur France Info, Naïma Moutchou, ministre des Outre-mer, a réclamé l'adoption d'urgence de la loi de finances 2026 pour relancer les projets dans les territoires ultramarins. Elle a fait le point sur la situation en Nouvelle-Calédonie et à Mayotte, et a vivement critiqué la dérive communautariste de certains membres de la France insoumise.

« Nous n'avons pas d'autre choix que d'adopter un budget », a déclaré Naïma Moutchou. La ministre attend du Parlement qu'il trouve un compromis dans les jours qui viennent. « Nous sommes sous un régime de loi spéciale, qui représente un service minimum. Les Outre-mer ont urgemment besoin d'un budget pour avancer et déployer leurs projets », a-t-elle insisté.

Les débats budgétaires à l'Assemblée nationale reprendront le 8 janvier en commission des finances, suivis d'une séance publique à partir du 13 janvier. L'exécutif veut faire adopter le projet de loi de finances d'ici fin janvier, ce qui impose un calendrier serré aux parlementaires.

Naïma Moutchou a rappelé que ce budget conditionne le lancement de nombreux chantiers dans les Outre-mer, citant notamment Mayotte et la Nouvelle-Calédonie. Elle a prévenu que « s'il faut utiliser le 49.3, cela sera fait », tant il est urgent de doter la France d'un budget.

Concernant la Nouvelle-Calédonie, elle a indiqué qu'Emmanuel Macron rencontrera les élus le 16 janvier pour relancer le dialogue politique. Elle a réaffirmé sa volonté de poursuivre les discussions et a appelé les indépendantistes à participer à cette rencontre avec le président de la République.

Au sujet de Mayotte, un an après le cyclone Chido, elle a admis que la situation reste difficile pour les Mahorais, même si des signes de redressement apparaissent. « Les 4 milliards d'euros pour la reconstruction et la refondation sont indispensables ; nous ne pouvons pas nous permettre d'attendre », a-t-elle déclaré, rappelant qu'il faut reconstruire des écoles, des infrastructures et des réseaux d'eau.

Dans la seconde partie de l'entretien, la ministre a réagi aux propos de certains députés de la France insoumise, y voyant une ligne politique assumée plutôt que de simples dérapages. Elle a accusé Jean-Luc Mélenchon de « jouer avec le feu » et d'instrumentaliser les personnes issues de l'immigration. « C'est du racisme, purement du racisme sous couvert de progressisme », a-t-elle affirmé.

Naïma Moutchou, elle-même issue des quartiers populaires, a dit son refus de laisser cette instrumentalisation se poursuivre. Elle a raconté avoir été victime d'insultes racistes après ses prises de position. Elle a aussi mis en garde contre le climat préélectoral à deux mois des élections municipales, craignant que le vote communautaire ne devienne central dans la campagne. « Je viens des quartiers populaires, et j'ai un devoir moral de protéger le pays. Je veux que ces gens aiment la France, pas l'inverse », a-t-elle conclu.

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