Le Syndicat des Médecins Libéraux (SML) de La Réunion constate la faible participation des médecins de l'île à la grève nationale en cours. Alors que les syndicats en métropole annoncent une mobilisation importante, le SML appelle à un engagement plus fort pour défendre la médecine libérale en France.
Le Dr Humbert Gojon, président du SML Réunion, observe que la grève locale est peu suivie, ce qui affaiblit les efforts collectifs.
« Une grève peu suivie à La Réunion ne peut que desservir un mouvement national de grève dure, massive et longue décidé par tous les syndicats de médecins libéraux, tout simplement pour sauvegarder la médecine libérale en France », déclare-t-il.
Contrairement à certaines régions métropolitaines où plus de 80 % des médecins sont en grève, les cabinets réunionnais continuent de fonctionner normalement, évitant ainsi un afflux dans les services d'urgence.
Les médecins locaux assurent donc des soins et des urgences sans réquisition préfectorale, préservant l'accès aux soins pour la population. Le SML insiste sur la nécessité d'une mobilisation locale pour maintenir une médecine de proximité.
« Il s'agit de permettre aux Réunionnais de voir perdurer une médecine de proximité avec un médecin traitant choisi, libre de s'installer et de soigner au mieux », ajoute le Dr Gojon.
Le syndicat encourage également les médecins réunionnais à s'engager dans le mouvement au-delà de quelques jours et à soutenir les spécialistes en cliniques privées lors de la grève prévue du 10 au 14 janvier.
Le SML évoque le tiers-payant exclusif réunionnais comme un atout pour l'exercice médical, tout en précisant que sa défense nécessite un engagement collectif.
« Un soutien actif au mouvement est capital pour l'avenir de la médecine libérale à La Réunion et pour la qualité des soins proposés aux patients », conclut le Dr Gojon.


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