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L'Ouest de La Réunion : Bilan d'une année 2025 riche en enjeux

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L'Ouest de La Réunion : Bilan d'une année 2025 riche en enjeux

En 2025, l'Ouest de La Réunion a vécu une année rythmée par les caprices du climat, les polémiques d'aménagement et les tensions politiques. Les communes de Saint-Paul, Saint-Leu, La Possession et Le Port ont navigué entre crises et projets d'avenir.

Janvier a commencé sur une note positive avec la réouverture de la baignade dans la baie de Saint-Paul, une bouffée d'oxygène pour les habitants et le tourisme. Mais la sécheresse a frappé les Hauts : les gîtes de la Roche Écrite et du Piton des Neiges ont manqué d'eau, du jamais vu depuis trois décennies.

En février, la Chambre régionale des comptes a étrillé plusieurs projets à La Possession, notamment le front de mer de Vanessa Miranville et l'opération Moulin Joli, pointant des finances fragiles. Ces rapports ont nourri les débats locaux et ébranlé l'équipe municipale.

Mars a apporté son lot d'épreuves avec les intempéries, dont le cyclone Garance. Saint-Paul a encaissé des millions d'euros de dégâts sur ses infrastructures, y compris l'école de la Grande Fontaine. Les habitants attendent toujours l'ouverture du radier de la ravine des Colimaçons, indispensable pour la circulation.

En avril, le bras de fer entre la mairie de Saint-Leu et le Département autour d'un futur musée a révélé des tensions institutionnelles. Dans le même temps, un nouveau bureau d'information touristique a ouvert à La Nouvelle pour valoriser le patrimoine de Mafate, malgré les difficultés d'accès.

Mai a marqué un tournant : la justice a rejeté le recours contre la ZAC Renaissance III, tranchant le conflit entre riverains et mairie. Les écoles de surf ont exprimé leur colère face à l'absence de dispositifs anti-requin.

En juin, le retour des mesures de sécurisation anti-requins à Saint-Leu a apaisé certaines craintes, mais des alertes sur la dégradation des coraux ont surgi. L'éventuelle autorisation de baignade dans des bassins naturels a relancé le débat entre accès au public et protection des milieux.

À La Possession, des départs dans l'équipe municipale en juillet ont fait douter de la stabilité de l'administration. L'été a aussi apporté de bonnes nouvelles avec deux élèves d'un lycée local en tête du baccalauréat.

En août, la mairie de Saint-Leu a ordonné la remise en état d'une parcelle occupée par le restaurant Namasté, transformée en parking.

La rentrée de septembre a chauffé au lycée Évariste-de-Parny à Saint-Paul, où la communauté éducative a dénoncé une organisation chaotique. Côté politique, Gilles Hubert a annoncé sa candidature à La Possession, ouvrant la saison des municipales 2026.

En octobre, le report du projet de Maison de la mer à Saint-Leu a fait grincer des dents, tandis que de nouveaux lauréats du dispositif Békali ont été désignés pour soutenir la création réunionnaise. La fermeture temporaire du snack du Four à Chaux a aussi fait réagir, après des contrôles administratifs.

Novembre a vu des avancées sur l'encadrement des loyers à Saint-Paul, dans un marché immobilier tendu. À La Possession, le retrait de l'autopont de la NRL a imposé une réorganisation de la circulation.

En décembre, les ambitions pour 2026 se sont précisées avec Thierry Robert qui affiche ses intentions à Saint-Leu. Sur le front environnemental, la découverte de poissons morts dans le lagon a ravivé les inquiétudes sur l'anoxie et les variations de température, rappelant la fragilité des écosystèmes locaux.

Mots clés : Saint-Paul Économie

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