Le baril de Brent pour livraison en septembre progressait de 2,72 % ce lundi 22 juillet, à 90,50 dollars, dans les premiers échanges en Asie. Le West Texas Intermediate gagnait 2,39 %, à 84,46 dollars. Cette hausse survient alors que les tensions militaires au Moyen-Orient relancent les craintes sur l'approvisionnement en pétrole.
Deux événements ont pesé sur les marchés. Un incendie a été signalé à bord d'un navire dans le détroit d'Ormuz, point de passage par lequel transitait, avant le déclenchement de la guerre, près d'un cinquième des échanges mondiaux d'hydrocarbures. Toute perturbation dans ce détroit constitue un facteur de risque important pour les marchés pétroliers.
De retour à Washington dimanche soir après avoir assisté à la finale de la Coupe du monde de football, le président américain Donald Trump a déclaré que les États-Unis menaient des frappes particulièrement intenses contre l'Iran, en représailles à la mort de soldats américains au Moyen-Orient ces derniers jours.
L'armée koweïtienne a par ailleurs annoncé faire face à une attaque de drones iraniens visant son territoire. Ces développements alimentent les craintes d'un embrasement plus large de la région.


6 commentaires
Question basique peut-être, mais est-ce que La Réunion a des mécanismes pour amortir ce genre de hausse, ou on subit directement comme les prix le laissent entendre ?
Ce qui me frappe en venant de métropole, c'est que La Réunion est bien plus exposée à ce genre de chocs que Nantes ou Brest, qui ont au moins la carte de l'accès direct aux marchés européens et des infrastructures énergétiques plus diversifiées. Ici, toute la chaîne d'approvisionnement passe par des routes maritimes longues, et le moindre soubresaut sur le Brent se répercute mécaniquement plus vite et plus fort. J'avais pas vraiment mesuré ça avant d'arriver.
Ce matin j'avais un client qui travaille dans le transport de marchandises, il m'a dit que son patron avait déjà appelé pour prévenir qu'il allait falloir réviser les tarifs si ça continue. Moi je roule au SP95, ça grimpe ça grimpe, et mes courses elles bougent pas. Les gens ils comprennent pas toujours pourquoi on demande un petit supplément carburant, mais là y'a pas le choix, on peut pas absorber ça indéfiniment.
Ces guerres entre grands pays, ça finit toujours par coûter cher aux petites gens, c'est comme ça depuis toujours. Moin lé pas surprise que les prix à la pompe vont remonter avant la fin du mois. Ceux qui souffrent le plus c'est jamais ceux qui décident.
Le carburant pour le tracteur, ça fait déjà une part énorme des dépenses ici à Salazie. Si le baril repart à la hausse pour de bon, je me demande comment on va tenir la saison.
Quand on lit des nouvelles pareilles depuis Cilaos, on se sent bien loin de tout ça et en même temps on sait que ça va finir par nous toucher. Le mazout pour chauffer l'eau, les prix qui montent à chaque fois que le monde s'embrase là-bas... Les gens des hauts ressentent ça aussi, même si on vit tranquille dans notre cirque.