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ZI N.1 du Port : la justice rejette la requête des cinq entreprises

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ZI N.1 du Port : la justice rejette la requête des cinq entreprises

Au Port, des entreprises excédées demandent à la justice de résoudre les problèmes de chaussées dégradées et de réseaux d’évacuation défectueux - Crédit Zinfos974 - Économie


Cinq sociétés installées dans l'ancienne zone industrielle N.1 du Port ont saisi le tribunal administratif de La Réunion en juin 2025 pour obtenir, en urgence, la désignation d'un expert judiciaire. Leur objectif : déterminer qui est responsable de l'état des chaussées et des réseaux d'évacuation des eaux pluviales sur les rues Vélasquez, Camille-Desmoulins, de Djibouti et du 28 Novembre. Parmi les requérantes figurent la Société Nouvelle de Transport (SNT), CMM Automobile et Métallerie Huisseries Péi.

Les entreprises pointent des nids-de-poule qui abîment les véhicules et des inondations récurrentes dans leurs locaux à chaque forte pluie. Quatre acteurs publics sont visés : la mairie du Port, le Territoire de l'Ouest, la Chambre de commerce et d'industrie de La Réunion (CCIR) et le Grand port maritime de La Réunion (GPMDLR). Chacun se dégage de toute responsabilité.

Dans une ordonnance du 12 août, le juge des référés a rejeté la requête. Les troubles invoqués n'étaient pas suffisamment étayés, faute notamment de constats de commissaire de justice. Le juge a néanmoins usé d'une formulation acerbe, relevant que « l'identification des propriétaires étant pour l'heure particulièrement difficile dès lors que chacune des personnes publiques mises en cause s'attache à nier sa responsabilité, y compris la commune du Port qui croit pouvoir affirmer, contre l'évidence, que les rues en cause situées hors du périmètre portuaire ne sont pas des voies communales dont l'entretien lui incombe ».

La question de la propriété de ces voiries est au cœur du litige. La ZI N.1 est une zone d'activité dite « privée », aménagée à l'origine par la CCIR. Lors du transfert des zones d'activités économiques prévu par la loi NOTRé de 2015, elle n'a pas été intégrée au périmètre du Territoire de l'Ouest, au motif qu'elle n'avait pas été créée par une commune membre de l'intercommunalité. Le Territoire de l'Ouest l'a confirmé par écrit, précisant avoir dû solliciter lui-même la CCIR pour obtenir l'autorisation d'implanter des poteaux d'arrêts de bus dans la zone, dans le cadre de l'ouverture des nouvelles lignes Kar Ouest.

La CCIR reste propriétaire de certaines parcelles dans le secteur — la construction en cours d'un vaste dépôt le long de la rue du 28 Novembre en atteste. Dans son mémoire de défense, la chambre consulaire a indiqué qu'elle ne s'opposait pas à la désignation d'un expert judiciaire. Le tribunal administratif doit maintenant examiner l'affaire au fond dans les prochains mois. Selon un familier du dossier, les réseaux d'évacuation des eaux seraient aujourd'hui « bouchés », ce qui laisse présager des travaux coûteux pour l'institution qui sera finalement reconnue responsable.

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