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Liquidation de Soliha Réunion : 18 salariés et des ménages sans recours

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Liquidation de Soliha Réunion : 18 salariés et des ménages sans recours

Liquidation de Soliha Réunion : Demain La Réunion alerte sur un vide dans l’aide à l’habitat - Crédit Zinfos974 - Politique


Le tribunal de Saint-Denis a prononcé, lundi 13 juillet, la liquidation judiciaire de Soliha Réunion. L'association, qui accompagnait les ménages modestes dans leurs projets de rénovation et d'amélioration de l'habitat, fermera définitivement ses portes le 23 juillet. Dix-huit salariés sont concernés.

Avec cette fermeture, c'est un soutien concret qui disparaît pour des familles aux revenus modestes engagées dans des travaux de réhabilitation, d'adaptation au vieillissement ou au handicap, ou d'amélioration énergétique. Toiture, électricité, plomberie : pour les ménages les plus fragiles, ces chantiers risquent désormais de rester sans accompagnement.

Le parti Demain La Réunion a réagi, citant notamment la situation de Saint-André, où des locataires dénoncent des infiltrations, des moisissures et des murs fissurés. Soliha pouvait y établir des diagnostics et appuyer les projets de réhabilitation. Sa disparition laisse plusieurs ménages dans l'incertitude sur la suite de leurs dossiers.

Le mouvement réclame un plan de reclassement pour les 18 salariés et la reprise de leurs compétences par un nouvel opérateur public ou associatif. Il demande aussi le déblocage en urgence de 10 millions d'euros pour financer les dossiers en attente et soutenir l'activité des artisans réunionnais. Demain La Réunion plaide par ailleurs pour un plan global sur le logement à La Réunion, avec une cellule départementale renforcée de lutte contre l'habitat indigne et un soutien aux ménages modestes pour les diagnostics de performance énergétique.

Le parti annonce le lancement, dès septembre, d'ateliers de réflexion pour formuler de nouvelles propositions sur la politique du logement à La Réunion.

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8 commentaires

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L
Lastron-Leïla 20/07/2026 à 16:15

@Rafiki, ce que tu décris dans les cirques c'est exactement le genre de témoignage qui devrait circuler plus largement, parce que les décideurs ont souvent une vision très littorale des problèmes de logement. 18 salariés perdus c'est aussi 18 personnes qui savaient comment aller chercher ces familles isolées. Un opérateur public qui reprend les compétences c'est tchombo sur le papier, mais si personne ne connaît le terrain et les gens, ça repart de zéro.

F
Fifi430 20/07/2026 à 15:50

@Alex, tu soulèves une vraie question. Il faut distinguer deux choses : la liquidation judiciaire prononcée par le tribunal signifie que l'association ne pouvait plus faire face à son passif, mais ça ne dit rien sur les causes profondes, qu'elles soient de gouvernance ou de sous-financement public chronique. Sur les 10 millions demandés, un mécanisme possible serait un fonds d'urgence via l'ANAH ou la CTR, avec une convention de portage temporaire par un opérateur existant. Ce n'est pas inédit, ça s'est fait dans d'autres territoires ultramarins. La vraie question c'est la volonté politique de l'activer rapidement.

M
Marie 20/07/2026 à 15:20

Ce qui me préoccupe concrètement c'est la suite pour ces 18 salariés, des gens formés, qui connaissent le terrain, qui savent parler aux familles modestes. On ne reconstruit pas ça du jour au lendemain. J'espère qu'un repreneur se manifeste vite.

N
Nadine Saint-Louis 20/07/2026 à 14:39

Des clients viennent me parler de ça dans la boutique, des gens qui attendaient depuis des mois un diagnostic pour refaire leur toit et maintenant le dossier est dans le vide. Lé pa fasil d'expliquer aux gens que l'association qui devait les aider n'existe plus du jour au lendemain.

B
Boug du Lagon 20/07/2026 à 14:17

Ce qui m'interpelle c'est que les mêmes ménages qui n'ont plus de toit étanche vont aussi laisser ruisseler des eaux chargées dans les ravines, jusqu'au lagon. Le lien entre habitat dégradé et pollution du milieu marin il est réel, on le voit déjà sur certains secteurs côtiers. Perdre un opérateur comme Soliha c'est pas qu'un problème social, c'est un problème environnemental aussi.

M
Mémé Marthe 20/07/2026 à 13:12

Avant, on réparait la case avec les voisins. Aujourd'hui i fo un dossier, un diagnostic, un opérateur agréé, et même comme ça la case reste cassée.

A
Alex 20/07/2026 à 13:09

La demande des 10 millions en urgence, c'est facile à formuler, mais d'où viendrait cet argent exactement et selon quel mécanisme de distribution ? L'article ne dit pas si Soliha avait des problèmes de gouvernance, de financement structurel, ou si c'est une décision politique. Parce qu'avant de parler d'un nouvel opérateur public, y'a pas quelqu'un qui a intérêt à savoir pourquoi le précédent a coulé ?

R
Rafiki 20/07/2026 à 13:01

J'accompagne des randonneurs dans les cirques depuis des années, et je rencontre régulièrement des familles installées dans des cases isolées, en altitude, avec des toitures qui tiennent à peine. Soliha était souvent le seul interlocuteur capable d'aller jusqu'à elles, de comprendre la réalité du terrain. Ces ménages-là ne savent pas toujours vers qui se tourner, et avec cette liquidation, ils vont se retrouver vraiment seuls face à des chantiers qui ne peuvent pas attendre. C'est une perte concrète, pas juste administrative.