Le gouvernement a dégagé une enveloppe de 350 000 euros pour aider les exploitations agricoles de Mayotte à s'équiper, dans le contexte de reconstruction consécutif au cyclone Chido. Ce dispositif s'adresse aux investissements relevant de la transition agroécologique.
Les équipements éligibles doivent concourir à renforcer la résilience face aux aléas climatiques, réduire les intrants, préserver les sols et les ressources en eau, ou améliorer les performances environnementales des exploitations. La liste détaillée des matériels concernés est disponible sur le site de la DAAF.
Les dépenses éligibles doivent se situer entre 3 000 euros HT et 200 000 euros HT. Le taux d'aide publique est fixé à 80 % du montant HT retenu. Les conditions d'éligibilité complètes figurent sur le site des services de l'État.
Les dossiers peuvent être déposés dès maintenant, exclusivement via le téléservice SAFRAN. La période de dépôt court jusqu'à épuisement de l'enveloppe, et au plus tard jusqu'au 31 décembre 2026. Les demandeurs sont invités à s'assurer de la complétude de leur dossier au moment du dépôt — pièces justificatives, devis et éléments techniques inclus — pour en permettre l'instruction dans les meilleurs délais.
Pour toute question, la DAAF de Mayotte peut être contactée à l'adresse : [email protected].


6 commentaires
350 000 euros pour reconstruire tout un secteur agricole après un cyclone pareil. La mer elle prend, elle rend pas toujours. On dirait que c'est pareil avec ces enveloppes-là.
Une cliente ce matin me parlait justement de sa famille à Mayotte qui essaie de remettre en route son exploitation. Je lui transmets ça de ce pas.
La période jusqu'à épuisement de l'enveloppe, ça veut dire que les premiers arrivés seront les premiers servis. Pour les exploitants les plus isolés ou les moins à l'aise avec les démarches en ligne, i fo vraiment qu'il y ait quelqu'un pour les aider à déposer leur dossier à temps.
80% de taux d'aide publique, c'est significatif sur le papier. La vraie question c'est la capacité des exploitants à monter un dossier SAFRAN complet dans un contexte post-cyclone, quand une partie des structures administratives locales est elle-même en reconstruction. L'intention est bonne, mais le dispositif suppose une logistique de dépôt que beaucoup n'auront pas les moyens de gérer seuls. Un accompagnement humain sur le terrain aurait dû être mentionné.
Vraiment bien que la reconstruction intègre la transition agroécologique dès le départ. C'est une occasion de reconstruire autrement, avec des bases plus solides et plus respectueuses de l'environnement. Les agriculteurs de Mayotte méritent cet accompagnement.
C'est bien pour Mayotte, faut les aider à se reconstruire. Mais 350 000 euros pour tout le secteur agricole d'une île dévastée par un cyclone de cette ampleur, ça me paraît un peu juste non ? J'espère que d'autres enveloppes vont suivre.