Espace membre :

Suivez-nous

L'UPNA menace de bloquer la campagne sucrière sans comptes clairs

Partager sur :
L'UPNA menace de bloquer la campagne sucrière sans comptes clairs

Sans les comptes des planteurs, "il n'y aura pas de campagne", préviennent l'UPNA et la CGPER - Crédit Zinfos974 - Société


Le président de l'UPNA, Dominique Clain, a posé un ultimatum à Tereos mercredi soir : sans communication du solde de la campagne 2025 à chaque exploitant, « il n'y aura pas de campagne, que ce soit dans le Sud ou dans le Nord ». L'avertissement a été lancé à l'issue de la Commission mixte d'usine du bassin de Bois-Rouge.

Les premiers essais industriels doivent démarrer en début de semaine prochaine à l'usine de Bois-Rouge, avec environ 800 tonnes de cannes. La date officielle d'ouverture de la campagne dans le Nord-Est sera fixée lors d'une réunion des représentants des planteurs prévue jeudi prochain.

L'UPNA et la CGPER réclament que Tereos transmette à chaque planteur un tableau d'amortissement détaillant les retenues opérées et le montant restant dû au titre de la campagne 2025. Selon Dominique Clain, près de 5 millions d'euros seraient concernés.

« Beaucoup d'agriculteurs démarrent la campagne en empruntant pour acheter du gazole, payer les coupeurs ou financer les premiers travaux. C'est inadmissible de leur demander de repartir sans savoir ce qu'ils doivent réellement », a déclaré le président de l'UPNA. Il résume la situation en une phrase : « Les agriculteurs doivent savoir où ils vont avant d'aller voir leur banque. Aujourd'hui, on ne connaît rien. »

La DAAF a annoncé lors de la CMU de Bois-Rouge que les reliquats de la précédente campagne devaient être versés d'ici la fin de la semaine. Une annonce accueillie avec scepticisme par Dominique Clain : « On nous dit encore que ce sera payé demain ou après-demain. J'espère que cette fois ce sera vrai, parce que cela fait des semaines qu'on nous répond

Source

8 commentaires

Écrivez votre commentaire...
B
Bichik 25/06/2026 à 10:22

Cette histoire de transparence avec Tereos, ça dure depuis trop longtemps. À chaque campagne c'est pareil, les planteurs recommencent à zero sans savoir où ils en sont.

M
Mémé Marthe 25/06/2026 à 09:25

@Marie, vous avez dit vrai. Avant, mon père il savait le sou près ce que l'usine lui rendait. Aujourd'hui i fo demander pour avoir ce qu'on vous doit, c'est le monde à l'envers.

M
Margaux 25/06/2026 à 09:19

Je suis arrivée de Lyon il y a quatre ans et j'avoue que la campagne sucrière, j'en entends parler surtout de loin. Mais là ça me touche autrement, parce que certains de nos hôtes au gîte sont des familles de planteurs qui viennent souffler le week-end. Est-ce que quelqu'un peut m'expliquer comment fonctionne concrètement le rapport entre Tereos et les planteurs indépendants ? En métropole on parlerait de contrat de prestation avec un document de solde de compte, c'est vraiment ça qui manque ici ?

T
TataYoyo 25/06/2026 à 08:20

@Naïma94, vous avez bien raison ma chère. Ces hommes et ces femmes qui coupent la canne depuis des générations, ils méritent mieux que ça. Moi j'ai connu des familles de planteurs au Tampon, des gens qui travaillent du soleil levant jusqu'à la nuit, et se retrouver à emprunter pour démarrer sans même savoir ce qu'on vous doit, c'est une honte. On dirait que les gros oublient que le monde tourne grâce à ces petites mains-là.

M
Marie 25/06/2026 à 07:19

Qu'un prestataire vous retienne de l'argent sans tableau de bord détaillé, aucun chef d'entreprise n'accepterait ça. Pourquoi les planteurs devraient ?

D
David 25/06/2026 à 07:12

Moi le sucre c'est pas mon coeur de métier, mais les fournisseurs locaux qui me livrent, beaucoup sont aussi des familles de planteurs. Quand ça va pas pour eux, ça finit par arriver partout. Tereos devrait comprendre que la transparence c'est la base, même un petit restaurateur comme moi i fo présenter des comptes clairs à son comptable.

N
Naïma94 25/06/2026 à 07:06

Je vois pas le lien direct avec mon quotidien au premier abord, mais mes patients planteurs, ils ont un stress financier qui se voit. Depuis quelques semaines y'a une tension, des insomnies, des consultations pour de l'anxiété. Cinq millions d'euros retenus sans explication claire à chaque exploitant, c'est pas anodin pour des familles qui vivent de leur récolte.

J
Jean-Claude B. 25/06/2026 à 07:04

J'ai eu deux planteurs dans mon taxi la semaine passée, ils m'ont dit exactement la même chose que Clain. L'un allait à sa banque demander un découvert pour acheter du gazole et il savait même pas ce que Tereos lui devait encore de l'année d'avant. C'est ça le vrai problème, les domoun partent emprunter à l'aveugle. Et après on s'étonne que les exploitations ferment les unes après les autres dans le Sud.