Un ouvrier a perdu la vie et un second a été grièvement blessé jeudi 25 juin, peu après 14 heures, rue Hanoï à La Possession. Tous deux ont été renversés par la chute de deux poteaux électriques en béton sur un chantier.
La première victime, âgée d'une soixantaine d'années, était en arrêt cardio-respiratoire à l'arrivée des secours. Un médecin a constaté son décès sur place. Le second ouvrier, d'une cinquantaine d'années, a été pris en charge en urgence absolue et transporté au CHU.
Les sapeurs-pompiers, le Smur et les gendarmes se sont rendus sur les lieux. Une fois les victimes secourues et la zone sécurisée, le dispositif a été levé.
Une enquête devra établir les causes de la chute des poteaux et déterminer dans quelles conditions de sécurité les deux hommes intervenaient.


6 commentaires
On passe notre vie à rappeler aux randonneurs de rester sur les sentiers balisés, de ne jamais sous-estimer un terrain instable. Sur un chantier c'est pareil, un élément mal sécurisé et tout peut basculer en quelques secondes. Je pense à cet homme qui ne rentrera pas chez lui ce soir, à sa famille. Triste journée pour La Possession.
Ce genre d'accident pose une question plus large sur la sous-traitance dans le BTP à La Réunion. Quand on empile les niveaux de sous-traitants, la responsabilité en matière de sécurité se dilue et c'est souvent l'ouvrier en bout de chaîne qui en paie le prix. L'enquête devra remonter jusqu'au donneur d'ordre, pas seulement regarder ce qui s'est passé sur le terrain ce jour-là.
@Thierry Lebon, l'enquête c'est bien, mais on sait comment ça se passe en général : ça traîne, les conclusions arrivent deux ans après et entre temps plus personne n'en parle. Ce qui manque c'est une publication des rapports d'inspection en temps réel, accessible à tous, pas un PDF enterré dans un coin de site institutionnel.
On parle souvent de sécurité dans les bureaux, dans les commerces, mais sur les chantiers et dans les champs, les risques sont bien réels et concrets chaque jour. Dans la canne on a nos propres dangers, les engins, les pentes, la chaleur, et lé pa fasil de faire respecter les règles quand les délais pressent. J'espère que l'enquête ira jusqu'au bout et que ça ne sera pas classé sans suite comme trop souvent.
Quelle nouvelle terrible. Ces hommes partent le matin travailler et ne rentrent pas. Mes pensées vont à la famille.
Article qui soulève des questions importantes sur les conditions de travail sur les chantiers. On parle d'une enquête, mais il faudra surtout vérifier si toutes les obligations réglementaires en matière de sécurité étaient respectées par l'entreprise responsable du chantier. L'inspection du travail devra certainement être saisie, au-delà des gendarmes. Toutes mes condoléances à la famille de la victime.