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Tomates sous serre à La Réunion : 40 % de pertes liées à la sécheresse

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Tomates sous serre à La Réunion : 40 % de pertes liées à la sécheresse

Tomates sous serre : jusqu’à 40 % de pertes pour les maraîchers réunionnais à cause des insectes et de la chaleur - Crédit Zinfos974 - Société


Jusqu'à 40 % des volumes perdus. C'est ce que rapportent certaines coopératives réunionnaises pour la tomate sous serre, d'après la dernière note de conjoncture de la Direction de l'alimentation, de l'agriculture et de la forêt (DAAF). En cause : des fortes chaleurs, un déficit hydrique sévère et une pression accrue de la Tuta absoluta, un insecte ravageur dont les larves s'attaquent aux feuilles et aux fruits.

La saison des pluies 2025-2026 est la deuxième plus sèche enregistrée à La Réunion depuis 1960. Les données de Météo-France relayées par la DAAF font état d'un déficit moyen de 45 % par rapport aux normales saisonnières entre décembre 2025 et avril 2026. Entre février et mars, les températures élevées ont amplifié le stress des cultures maraîchères, déjà fragilisées par le manque d'eau.

La tomate sous serre n'est pas la seule concernée. Plusieurs maraîchers signalent aussi la présence d'un champignon encore mal identifié, qui oblige parfois à suspendre temporairement la culture pour assainir les installations. Les courgettes et les concombres restent exposés à la mouche des fruits, tandis que les aubergines subissent des attaques de cicadelles qui pèsent sur les rendements.

Du côté de la petite tomate de plein champ, l'approvisionnement est resté soutenu malgré la sécheresse. La forte demande a provoqué une hausse des prix avant un rééquilibrage progressif : fin avril, le kilo se négociait autour de 2,10 euros.

Le chouchou, quasi absent en début d'année, est revenu massivement dès avril avec une avance inhabituelle sur son calendrier. Mais si la sécheresse se prolonge, il pourrait à nouveau se raréfier dès la fin juin.

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7 commentaires

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R
Roselyne 18/05/2026 à 09:28

Pour le chouchou, c'est exactement ce que l'article dit. Ici à Salazie on a eu une belle remontée en avril, mais l'eau des canaux reste insuffisante et si la sécheresse tient encore deux mois, beaucoup de familles vont décrocher. Le cirque lé pa fasil à irriguer quand les captages sont au plus bas.

J
JeanFrak 18/05/2026 à 09:16

Lu rapidement, et ce qui me frappe c'est qu'on parle encore de pertes massives sans jamais questionner la conception même des infrastructures agricoles. Une serre pensée pour le climat réunionnais de 1990 n'est plus adaptée au régime hydrique qu'on connaît aujourd'hui. C'est un peu comme construire des bâtiments sans ventilation naturelle parce que la climatisation existait. On paie toujours l'addition des mauvais choix de conception, tôt ou tard.

T
TataYoyo 18/05/2026 à 08:42

@Alex, la question que tu poses est bonne, mais les maraîchers du Tampon que je connais depuis des années, ils font ce qu'ils peuvent avec ce qu'ils ont. Mettre en place une irrigation adaptée ça coûte, et tout le monde n'a pas les moyens ni les aides pour ça. Faut pas tout mettre sur leur dos, ces domoun travaillent dur. Moi je regardais mon jardin ce matin et même mes tomates cerises en pot elles souffrent, alors imaginez une serre entière.

Y
Yannick P 18/05/2026 à 08:10

...umes frais. J'avais coupé mon message. Ce que je voulais dire c'est que les délais de transit depuis Maurice c'est 2 jours si tout se passe bien, mais avec les aléas de chargement au port de Longoni ou à Pointe-des-Galets, tu rajoutes facilement 4 ou 5 jours sur la chaîne du froid. Pour la tomate, c'est rédhibitoire. Les grossistes savent ça, alors ils anticipent sur le marché de gros local et font monter les prix avant même que la pénurie soit réelle.

Y
Yannick P 18/05/2026 à 07:43

Quand la production locale chute, les grossistes regardent direct du côté de l'import, et là i fo pas croire que c'est simple. Maurice et Madagascar ont leurs propres contraintes de saison en ce moment, et le fret depuis l'Inde pour les légumes ça reste compliqué côté délais et chaîne du froid. Le vrai problème c'est que le péi-la manque de capacité de stockage frigorifique pour lisser les pénuries, et ça c'est un chantier que personne ne veut financer sérieusement.

M
Marie 18/05/2026 à 07:41

Mes fournisseurs de légumes pour les repas de mes employés, ils ont tous augmenté leurs tarifs ces derniers mois. On voit bien le lien maintenant !

A
Alex 18/05/2026 à 07:36

40 % de pertes c'est énorme, mais l'article ne dit pas si ces coopératives avaient des systèmes d'irrigation adaptés ou pas. La sécheresse est réelle, les données Météo-France le confirment, mais la question c'est : est-ce qu'on parle d'une fatalité climatique ou d'un manque d'investissement dans les infrastructures ? Y'a des technologies d'irrigation goutte-à-goutte qui existent depuis des années, j'aimerais savoir si la DAAF a des chiffres sur leur taux d'adoption ici.