La CAPEB tire la sonnette d'alarme. Les tensions géopolitiques au Moyen-Orient et la hausse des carburants qui se profile inquiètent l'organisation patronale, qui craint un nouveau coup dur pour les artisans du bâtiment réunionnais.
Dans un communiqué du 31 mars, la confédération réclame des mesures d'urgence pour éviter que les prix des matériaux s'envolent. Le secteur traverse déjà une passe difficile : l'activité recule, les emplois se perdent et les entreprises du BTP peinent à maintenir leurs chantiers dans un contexte économique morose. « Les petites entreprises du bâtiment ne pourraient pas encaisser une nouvelle phase inflationniste », prévient l'organisation.
Cyrille Rickmounie, le président de la CAPEB, réclame la création rapide d'un comité de crise pour surveiller l'évolution des prix. Il veut aussi relancer le comité de crise interministériel du bâtiment, qui avait été activé pendant la guerre en Ukraine.
L'organisation vise en premier lieu la hausse des carburants qui doit toucher les pompes dès le 1er avril. Elle estime que l'État et les collectivités doivent absolument accompagner les entreprises pour qu'elles puissent absorber ce surcoût. La CAPEB veut aussi que la Cellule économique du BTP enquête sur le terrain auprès des entreprises et organise des réunions de crise avec tous les acteurs du secteur.
La confédération martèle qu'il faut aider les entreprises artisanales à décrocher des marchés pour garder un niveau d'activité correct. Dans un secteur déjà affaibli, la moindre flambée des coûts risque de se répercuter immédiatement sur les carnets de commandes et l'emploi.


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