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Soficoop : la direction dénonce le plan Terracoop

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Soficoop : la direction dénonce le plan Terracoop

Soficoop : la direction dénonce le plan Terracoop et redoute un « démantèlement » du groupe


La direction de Soficoop sort du silence après le dépôt d'un plan de redressement concurrent par Terracoop. Elle dénonce un projet qui fragiliserait selon elle l'équilibre économique du groupe et pourrait conduire à la disparition d'Urcoopa, pilier historique de la filière agricole réunionnaise.

Ce plan alternatif bouscule l'équilibre historique de la filière. La direction y voit une tentative de prise de contrôle d'un outil stratégique et alerte sur le risque d'une intégration verticale de toute la chaîne avicole. Le projet tourne autour d'un rapprochement avec les opérateurs privés Duchemann et Grondin.

« Nous avons été stupéfaits d'apprendre au dernier moment le dépôt de ce plan », confie-t-on en interne. Terracoop, membre fondateur du groupe depuis plus de quarante ans, avait pourtant participé aux discussions engagées ces derniers mois. « Lors de la réunion du 17 février, Terracoop s'était dite prête à signer l'accord. Elle a demandé quelques jours supplémentaires. Et entre-temps, un plan concurrent a été déposé », explique la direction.

Le plan Terracoop prévoit la reprise de Soficoop via une augmentation de capital d'environ 14 millions d'euros complétée par un emprunt obligataire de 10 millions d'euros. La direction conteste cette logique financière : « Le plan Terracoop propose de reprendre l'ensemble à l'euro symbolique et d'ajouter de nouvelles charges financières avec un emprunt obligataire. »

Le principal point de friction concerne l'organisation industrielle du groupe. Le projet impliquerait une séparation entre certaines activités, notamment autour de Proval, acteur clé de l'alimentation animale. « Si l'on retire Proval de l'ensemble, Urcoopa perdrait une part importante de son chiffre d'affaires, qui passerait d'environ 115 millions à 65 millions d'euros », estime la direction. Le scénario pourrait entraîner la suppression d'une quarantaine d'emplois sur les 82 que compte le groupe.

Une audience de la cour d'appel est attendue d'ici la fin du mois et une réunion avec les banques créancières le 27 mars. « Nous sommes dans une procédure longue. Il y a des dimensions juridiques, financières mais aussi sociales », précise la direction.

Mots clés : Emploi Économie

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