Lors de ses vœux à la presse à la Maison du gecko, à Manapany-les-Bains, le maire de Saint-Joseph, Patrick Lebreton, a fait le point sur le projet hôtelier annoncé dans le secteur. Il a confirmé qu'un hôtel verra bien le jour à Manapany, mais pas sur le site des anciens jardins. L'occasion pour lui de dresser un bilan de sa mandature et d'évoquer les difficultés budgétaires de la commune.
Le choix de la Maison du gecko, anciennement connue comme les Jardins de Manapany, n'est pas anodin. Ce lieu, qui cristallise les tensions locales depuis 2020 après la fermeture du site, abrite aujourd'hui un espace protégé dédié au gecko vert de Manapany. Lebreton a voulu dissiper le flou qui entourait le projet hôtelier, tout en confirmant qu'il avance dans une autre zone.
Le projet hôtelier, baptisé Manapany Bay, prendra place sur un terrain en friche. Porté par Jean-Patrick Dijoux, qui exploite déjà un hôtel à Saint-Pierre, il comprendra dans un premier temps 36 chambres, avec une extension possible à 50 ou 60 chambres. Les travaux doivent démarrer en mars pour une ouverture prévue en 2027, qui créera une trentaine d'emplois. La municipalité défend un développement maîtrisé et à taille humaine, avec un aménagement paysager adapté.
Un corridor écologique sera par ailleurs aménagé pour permettre l'extension du territoire du gecko vert. Ce projet s'articule avec le tracé du troisième tronçon de la contournante, où une réserve environnementale est prévue. Le dossier progresse toutefois au ralenti à cause d'une étude environnementale nationale, malgré un financement régional déjà bouclé.
Dans son discours, Lebreton a élargi sa réflexion au contexte général, qualifiant la mandature 2020-2026 d'« atypique ». Il a rappelé les conséquences de la crise sanitaire, les retards de chantiers, et une instabilité politique qui perdure, créant des incertitudes budgétaires pour les collectivités.
La question des parcels emploi compétences représente un point de friction important. La baisse des notifications force la commune à envisager des scénarios budgétaires dégradés, qui toucheront les écoles, les services municipaux et le CCAS.
Le maire a aussi pointé un environnement international de plus en plus instable, notamment depuis le retour de Donald Trump aux États-Unis, avec des conséquences sur les territoires ultramarins. Il a rappelé ses 25 ans d'engagement municipal et défendu des investissements importants malgré un contexte financier tendu.
Le dossier de l'aéroport de Pierrefonds a également été abordé. Lebreton a estimé que sa transformation en projet plus politisé a bouleversé les équilibres économiques, s'éloignant de l'objectif d'un équipement structurant. Il a plaidé pour une réflexion sur la gouvernance afin de sortir de l'impasse actuelle, réclamant une approche cohérente pour le développement de Pierrefonds.


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