Ce jeudi matin, les planteurs de l'Est se mobilisent pour une opération escargot partant de Beaufonds, à Saint-Benoît, en direction de la préfecture. Ils réclament l'ouverture rapide d'une médiation entre Téréos et les grévistes de l'usine de Bois-Rouge, à l'arrêt depuis mardi, pendant que plus de 15 000 tonnes de cannes pourrissent.
Les planteurs ont bien accueilli l'annonce d'une médiation par le préfet, mais s'inquiètent des délais. « Ça va prendre beaucoup de temps et on sait que Téréos ne va pas céder », déclare Sarah Salah-Aly, présidente de la commission des agricultrices de la FDSEA.
Depuis mardi, Téréos a prévenu les planteurs que les réceptions de cannes ne reprendraient pas. Résultat : plus de 6 000 tonnes s'accumulent sur la plateforme de l'usine. Les planteurs, qui ont anticipé la coupe de leurs cannes, se retrouvent avec des milliers de tonnes qui attendent dans les remorques et les champs.
Tous les syndicats se sont organisés pour l'opération escargot, qui doit partir à 9 h. L'objectif : peser sur les négociations entre Téréos et les grévistes. « Nous n'avons pas de temps à perdre », prévient une agricultrice, qui rappelle que même en cas d'accord, le redémarrage de l'usine prendra plusieurs jours.
La FDSEA appelle le préfet à intervenir pour mettre fin à cette crise. Le secrétaire général, Olivier Bernard, insiste sur la nécessité d'un accord entre Téréos et ses employés. « Ce n'est pas notre problème, mais nous voulons que nos cannes soient livrées », affirme-t-il.
Les planteurs menacent de durcir leur mouvement si aucune solution n'émerge rapidement. « Si nous ne pouvons pas livrer nos cannes, des tracteurs pourraient bloquer la quatre voies », prévient Dominique Clain, président de l'UPNA.
La tension monte. Les planteurs attendent des garanties pour poursuivre leur activité et éviter le gaspillage de leurs récoltes.


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