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ZeroBytes : qui sont les hackers derrière le piratage de la DGFiP

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ZeroBytes : qui sont les hackers derrière le piratage de la DGFiP

Cyberattaque contre la DGFiP : qui se cache derrière "ZeroBytes", le groupe associé au vol massif de données ? - Crédit Zinfos974 - Société


Le groupe ZeroBytes, mis en cause dans le vol massif de données de la Direction générale des finances publiques (DGFiP), s'est exprimé auprès de plusieurs médias. Ses membres revendiquent une motivation purement financière et affirment avoir déjà vendu des données pour plusieurs dizaines de milliers d'euros.

D'après des informations rapportées par La Dépêche, ZeroBytes serait formé de deux Français déjà repérés dans le milieu des cyberattaques. Leur identité réelle reste inconnue.

Sur leurs motivations, les membres du groupe ont répondu à l'AFP sans détour : « pour l'argent, j'imagine. » Contacté via une messagerie chiffrée par BFMTV, ZeroBytes laisse également entendre sur le réseau X qu'il ne se limite pas aux données fiscales et évoque des informations accessibles aux « plus petits budgets ».

Sur leur responsabilité, le groupe ne manifeste aucun regret. « Leur service était mal sécurisé, c'est tout », a-t-il déclaré à BFMTV. L'expert en cybersécurité Baptiste Robert, interrogé par La Dépêche, esquisse le profil de jeunes hackers capables d'opérer depuis chez eux, en partie motivés par la recherche de reconnaissance. Il pointe la démocratisation des outils comme facteur aggravant : « Aujourd'hui, grâce à l'IA, avec un petit peu de curiosité et beaucoup de temps, c'est tout à fait possible de s'attaquer à ce genre de site. »

ZeroBytes avait auparavant revendiqué des piratages visant Intermarché et la Fédération française de handball, avec des données qui auraient ensuite été proposées sur des forums du dark web. Le groupe a aussi mis en avant des attaques contre un grand opérateur téléphonique français et un groupe hôtelier, sans que ces deux incidents aient été confirmés. Sur le choix de ses cibles, ZeroBytes affirme privilégier les organisations françaises parce qu'elles seraient « plus faciles à pirater ».

À la suite du piratage de la DGFiP, une enquête a été ouverte notamment pour « extraction frauduleuse de données » et « association de malfaiteurs ».

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7 commentaires

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Pti-Louis 21/08/2026 à 07:13

Ils ont laissé la porte ouverte, quelqu'un est entré. Ça marche pareil sur l'eau ou sur les ordinateurs.

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PtiBatik 21/08/2026 à 06:20

Moi je stocke juste des photos de mes tissus et les commandes de mes clientes sur mon téléphone, mais ça m'a quand même traversé l'esprit en lisant ça. Si des grandes structures comme la DGFiP lé pa à l'abri, on imagine ce que c'est pour les toutes petites comme nous.

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PépéBassin 21/08/2026 à 05:22

Tout ça me dépasse un peu, ces histoires de données volées sur des ordinateurs. Mais une chose que je comprends, c'est que quand on laisse une barque mal amarrée, faut pas s'étonner qu'elle parte avec le courant.

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Marie-Hélène 21/08/2026 à 05:17

Ce qui interpelle dans ce portrait, c'est la banalité des motivations : l'argent, la reconnaissance, la facilité technique croissante. Les criminologues parlent depuis longtemps de la routinisation du crime quand les opportunités augmentent et que le coût d'entrée baisse. L'IA n'a pas créé ces profils, elle a simplement abaissé le seuil. La vraie question reste celle de la responsabilité des organismes publics qui n'investissent pas suffisamment dans leur sécurité informatique, et i fo que ça change.

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Thierry Lebon 21/08/2026 à 05:13

L'article mentionne la DGFiP comme si c'était une entité homogène, mais il faut savoir que cette direction regroupe à la fois la gestion fiscale et la comptabilité publique depuis la fusion de 2008. Les données potentiellement exposées peuvent donc être bien plus larges que les seuls fichiers fiscaux des contribuables, ce qui rend la situation particulièrement préoccupante.

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Anaëlle 21/08/2026 à 05:08

Quelqu'un sait si les particuliers dont les données ont été volées seront prévenus individuellement ? Je n'ai pas vu cette info dans l'article et ça me semble quand même important de savoir ce qu'on fait avec les personnes concernées.

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Maéva 21/08/2026 à 05:04

Ce qui me frappe c'est la phrase sur l'IA qui démocratise tout ça. On en parle souvent côté marketing, mais visiblement c'est pareil pour les attaques. En tant que e-commerçante je stocke des données clients et franchement cet article me donne envie d'aller vérifier mes prestataires de paiement ce soir. Si la DGFiP peut se faire pirater, personne n'est à l'abri.