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Franchises médicales : le gouvernement abandonne le doublement des plafonds

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Franchises médicales : le gouvernement abandonne le doublement des plafonds

Le gouvernement renonce au doublement des franchises médicales, mais une hausse reste prévue - Crédit Zinfos974 - Société


Le gouvernement renonce au doublement immédiat des plafonds des franchises médicales. La ministre de la Santé Stéphanie Rist l'a annoncé jeudi 20 août dans un entretien au Figaro. Une hausse reste au programme, mais calculée cette fois sur la base de l'inflation.

Fin juillet, l'exécutif avait envisagé de porter de 50 à 100 euros par an le plafond des franchises applicables aux médicaments, aux actes paramédicaux et aux transports sanitaires. Le plafond des participations forfaitaires sur les consultations devait suivre le même chemin. Au total, certains assurés auraient pu débourser jusqu'à 200 euros par an, contre 100 euros actuellement.

La mesure a provoqué de vives réactions. Associations de patients et organisations de professionnels de santé ont alerté sur ses effets pour les malades chroniques et les personnes touchées par plusieurs pathologies. « Les associations, les professionnels de santé, les patients nous ont dit qu'un doublement immédiat du plafond en une seule fois paraissait excessif. Nous l'avons entendu », a déclaré Stéphanie Rist, reconnaissant que l'annonce n'avait pas été comprise et avait pu paraître brutale.

Le recul reste partiel. L'exécutif travaille désormais à une revalorisation indexée sur l'évolution du coût de la vie depuis la création du dispositif en 2005. « L'augmentation sera par conséquent nettement inférieure à celle initialement envisagée », a précisé la ministre. Le montant définitif n'a pas encore été arrêté.

Le doublement initial devait permettre à l'Assurance maladie de dégager plusieurs centaines de millions d'euros d'économies annuelles, dans un contexte où le gouvernement cherche toujours à contenir la progression des dépenses de santé.

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8 commentaires

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T
Thierry Lebon 21/08/2026 à 12:14

@Sandrine, votre estimation est juste dans les grandes lignes, mais un point mérite précision : l'indexation retenue par le gouvernement ne sera pas nécessairement celle de l'indice des prix à la consommation général. Il existe plusieurs indices possibles, et celui qui s'applique aux dépenses de santé spécifiquement donne des résultats sensiblement différents depuis 2005. Sans connaître la base exacte qu'ils vont retenir, difficile de chiffrer avec certitude. Le montant définitif n'étant pas encore arrêté, comme le souligne l'article, j'attendrais la publication du décret avant de sortir une calculette.

B
Boug du Lagon 21/08/2026 à 11:36

Comme dit Tom de l'Étang, c'est le renoncement aux soins qui tue, pas les plafonds sur le papier. Moi j'ai des moniteurs salariés et des auto-entrepreneurs qui travaillent avec le club, et quand ils chopent une otite ou un problème ORL lié à la plongée, ils hésitent déjà à consulter parce que les franchises s'accumulent vite. On est loin des centres-villes avec plein de médecins, ici à Saint-Gilles c'est pas tchombo pour trouver un généraliste disponible en dehors de la saison. Que le gouvernement recule, c'est bien. Mais recule vers quoi exactement, ça on sait toujours pas.

J
Jean-Marc 21/08/2026 à 10:23

@Tom de l'Étang, tu mets le doigt dessus. Moi c'est pareil, j'ai repoussé une visite chez le kiné pendant trois mois parce que j'avais les chantiers qui tournaient et les charges qui attendaient pas. C'est pas le plafond à 100 ou 200 euros le problème, c'est qu'on y pense même plus d'aller se faire soigner avant que ça devienne urgent. Et là le gouvernement discute des plafonds comme si tous les gens arrivaient bien sagement jusqu'à eux. La réalité du terrain lé pa fasil.

Z
Zilo 21/08/2026 à 09:22

Le gouvernement annonce un truc, se prend un backlash monstre sur tous les réseaux, et fait machine arrière deux semaines plus tard. C'est devenu le pattern classique. Au moins ils ont bougé, mais zéro crédibilité sur la méthode.

R
Rafiki 21/08/2026 à 09:18

Je me demande si l'article a été mis à jour depuis l'annonce initiale, parce que j'avais lu une version qui chiffrait différemment les économies attendues.

M
Maéva 21/08/2026 à 09:11

Bon résumé de l'article, mais franchement ce sujet touche directement mes clientes. Beaucoup de femmes qui achètent mes produits cosmétiques sont en situation précaire ou gèrent leur micro-entreprise seules, et les franchises médicales c'est pas abstrait pour elles. La com du gouvernement sur ce dossier a clairement raté sa cible, lé pa fasil de vendre une mesure d'économie budgétaire comme quelque chose de juste.

S
Sandrine 21/08/2026 à 09:09

Pour être précise : si on indexe sur l'inflation depuis 2005, on parle d'une augmentation cumulée d'environ 45 à 50% selon les indices retenus. C'est bien en dessous du doublement prévu, mais c'est loin d'être négligeable. Le montant définitif n'étant pas encore arrêté, difficile de budgéter quoi que ce soit pour les assurés concernés.

T
Tom de l'Étang 21/08/2026 à 09:00

Ce qui m'inquiète dans ce débat, c'est qu'on parle de plafonds mais jamais des gens qui renoncent aux soins bien avant d'atteindre ces plafonds. J'ai des patients indépendants, des artisans, des petits commerçants qui repoussent leurs séances parce qu'ils font le calcul dans leur tête avant même d'appeler. Un doublement aurait clairement aggravé ça. Le recul est bienvenu, mais une indexation sur l'inflation reste quand même une hausse, et ça mérite qu'on le dise clairement.