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Fillette oubliée dans un bus scolaire : deux ATS suspendues à Saint-Benoît

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Fillette oubliée dans un bus scolaire : deux ATS suspendues à Saint-Benoît

Fillette de 3 ans oubliée dans un bus : deux agentes suspendues, la Cirest réclame une sanction contre le chauffeur - Crédit Zinfos974 - Société


Deux accompagnatrices de transport scolaire de la Cirest ont été suspendues ce vendredi, après qu'une fillette de trois ans a été retrouvée seule dans un bus scolaire à Saint-Benoît. L'intercommunalité demande au prestataire STOI de prendre des sanctions équivalentes contre le chauffeur du véhicule.

L'enfant avait été oubliée à bord à l'issue de la tournée du matin desservant l'école Denise Salaï. Elle a été retrouvée vers midi dans un dépôt de la STOI. La durée exacte pendant laquelle elle est restée seule dans le bus n'a pas encore été précisée.

Dans un communiqué diffusé en fin de journée, la Cirest qualifie la faute d'« inacceptable » et la désigne comme un « manquement individuel grave et inexcusable » aux procédures de contrôle visuel obligatoires en fin de ligne. La collectivité écarte toute défaillance dans la formation : les deux agentes sont, selon elle, « dûment formées et titulaires des attestations réglementaires » requises. Elles ont été retirées du service dans l'attente d'une procédure disciplinaire.

Un second dysfonctionnement a été identifié du côté de l'école. La Cirest indique qu'un « quatrième contrôle » n'aurait pas été effectué par les agents territoriaux spécialisés des écoles maternelles (ATSEM) de la classe : ce pointage croise la liste des enfants transportés avec leur présence effective en classe, et aurait pu permettre de détecter plus tôt l'absence de la fillette.

Après sa découverte, l'enfant a été prise en charge et examinée par un médecin, sans qu'aucun problème particulier ne soit constaté. La mère et sa fille ont été raccompagnées à leur domicile, et un suivi de santé a été organisé. La famille a été reçue par l'intercommunalité ce vendredi à 17 heures.

Un contrôle renforcé des protocoles de sécurité sur l'ensemble du réseau de transport scolaire de la Cirest a débuté le jour même et doit se poursuivre lundi. Une enquête interne est en cours pour reconstituer l'enchaînement des défaillances.

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5 commentaires

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P
Patrick974 21/08/2026 à 17:20

La Cirest renvoie la responsabilité sur le prestataire STOI pour le chauffeur, ce qui est compréhensible juridiquement vu la structure du contrat. Mais on est en droit de se demander si le cahier des charges du marché public prévoyait des obligations de contrôle suffisamment précises, et si des audits de conformité ont été réalisés depuis la signature. Les manquements individuels existent, mais ils prospèrent souvent dans des cadres contractuels qui ne les préviennent pas assez.

A
Alex 21/08/2026 à 17:17

On parle de quatre niveaux de contrôle censés exister sur ce trajet et aucun n'a fonctionné. Quatre. Est-ce qu'on peut savoir si ces protocoles étaient réellement appliqués avant cet incident, ou si c'était du papier dans un tiroir ?

S
Sébastien V. 21/08/2026 à 17:11

Ce qui interpelle dans le communiqué de la Cirest, c'est la précision apportée sur la formation des agentes. On dit qu'elles sont « dûment formées et titulaires des attestations réglementaires », ce qui revient à dire que la procédure était connue et délibérément non appliquée. La question qui se pose alors est celle de la supervision au quotidien : une attestation obtenue à la formation ne garantit pas l'application effective des gestes de sécurité des mois plus tard, et c'est là que le contrôle managérial a peut-être failli aussi. Suspendre les agentes est nécessaire, mais si l'encadrement de terrain ne change pas, le risque reste entier.

M
Maéva 21/08/2026 à 17:09

La Cirest a communiqué vite avec un communiqué officiel en fin de journée, c'est une bonne gestion de crise. Mais sur les réseaux, l'info avait déjà circulé pendant des heures avant. Aujourd'hui une collectivité doit anticiper ça et ne pas laisser les rumeurs prendre de l'avance sur la version officielle.

M
Mickaëla 21/08/2026 à 17:03

Ce qui me touche le plus dans cette affaire, c'est que derrière les procédures et les sanctions, il y a une petite fille de trois ans et une maman qui a dû traverser des heures terribles. J'espère sincèrement que la famille bénéficiera d'un vrai accompagnement psychologique sur la durée, pas juste un médecin le jour J. Le traumatisme, il se voit pas toujours tout de suite.