La CIVIS et ses six communes membres ont trouvé les moyens de maintenir un adulte formé à bord de chacun des 120 circuits de transport scolaire, malgré la réduction des contrats Parcours emploi compétences (PEC) qui menaçait le dispositif à la rentrée.
Les réponses ont varié d'une commune à l'autre. Les Avirons ont recruté 13 personnes en CDD, L'Étang-Salé douze, Cilaos huit. À Petite-Île, trois recrutements viennent s'ajouter à huit agents communaux mis à disposition. Saint-Pierre a mobilisé 42 accompagnateurs au total, par le biais de CDD, de contrats aidés et de mises à disposition.
Saint-Louis a retenu une formule particulière, adoptée lors du conseil municipal du 17 août : 20 agents communaux ont été mis à disposition de la CIVIS, auxquels s'ajoutent neuf recrutements en PEC-CAOM. Des ATSEM et d'autres personnels communaux peuvent voir leur temps de travail augmenté durant les périodes scolaires. La CIVIS rembourse à la commune la rémunération et les charges sociales correspondantes, au prorata du temps consacré à l'accompagnement.
La CIVIS revendique « depuis plus de vingt ans » la présence systématique d'un adulte qualifié sur les lignes transportant les plus jeunes élèves, matin et soir. Selon l'intercommunalité, tous les circuits concernés ont été couverts dès la rentrée et les personnels nouvellement mobilisés ont été préparés à leurs nouvelles fonctions.


6 commentaires
Contente que les petits soient protégés dans les cars, ça lé bon. Mais bon, vingt ans de dispositif et on se retrouve à bricoler des CDD et des mises à disposition en urgence chaque rentrée, c'est un peu la même histoire que les agriculteurs qui apprennent leurs aides au dernier moment.
@Kelly, la mécanique est bien vue, mais j'aurais aimé avoir le détail du coût global pour la CIVIS sur une année scolaire. Rembourser rémunérations et charges sociales au prorata pour 20 agents, ça peut vite représenter un budget conséquent. L'article ne donne pas ce chiffre et c'est dommage, parce que c'est là qu'on voit si le dispositif est réellement soutenable ou si c'est un équilibre fragile à chaque rentrée.
La formule de Saint-Louis m'intéresse, mettre des agents communaux à disposition avec remboursement par la CIVIS au prorata, c'est une mécanique RH assez fine. Ça évite de créer des postes en doublon et ça valorise des personnels comme les ATSEM qui voient leur temps de travail augmenter en période scolaire. La question c'est comment ces personnes vivent cette polyvalence imposée, on ne le sait pas.
Moi je vois ça du côté des parents de mes patients. Certaines mamans que je croise en tournée le matin galèrent déjà pour tout organiser, alors savoir qu'il y a un adulte qualifié dans le car des marmay, ça enlève un stress réel. Ce qui m'interroge c'est la stabilité de ces CDD dans la durée, parce que remonter ce type de dispositif à chaque rentrée avec des profils différents, lé pa fasil pour tout le monde.
Je ne connaissais pas du tout ce dispositif avant de lire cet article. En métropole, sur les cars scolaires, il n'y a généralement que le chauffeur, pas d'accompagnateur formé en plus. C'est une vraie différence, ça vient d'une obligation réglementaire propre à La Réunion ou c'est un choix de la CIVIS ? Je pose la question sincèrement parce que ça m'a l'air d'être une bonne pratique qui mériterait d'être mieux connue.
Quand y'a la volonté, on trouve des solutions. 120 circuits couverts dès la rentrée, chapeau à la CIVIS et aux communes. Pour les familles qui bossent tôt le matin, c'est tout sauf un détail.