La Fédération de La Réunion du Parti socialiste a publié un communiqué appelant à une meilleure coordination entre les acteurs de la protection de l'enfance, au lendemain de la table ronde « Stop VIF » organisée le lundi 17 août par l'association EPAA 974 à Saint-Denis.
La rencontre avait réuni familles, associations, professionnels, élus et représentants institutionnels autour des difficultés rencontrées dans les parcours de protection de l'enfance. Brigitte Adame, membre du Bureau national du Parti socialiste, la sénatrice Audrey Bélim et le député Philippe Naillet y participaient.
Dans son communiqué, la Fédération socialiste, conduite par Ericka Bareigts, pointe l'accessibilité insuffisante des dispositifs existants. « Si chaque institution dispose de dispositifs d'accompagnement, ceux-ci restent parfois difficiles à connaître et à identifier », écrit-elle, plaidant pour « mieux coordonner les actions, rendre les dispositifs plus accessibles » et faciliter les démarches.
Ce constat rejoint les observations formulées lors de la table ronde. Jessy Yongpeng, présidente d'EPAA 974, avait pointé « des problèmes de coordination », tandis que la procureure générale Fabienne Atzori avait reconnu « certains dysfonctionnements » et évoqué la nécessité d'améliorer l'information des victimes.
La Fédération du PS ancre cette prise de position dans le cadre d'une proposition de « loi intégrale » contre les violences faites aux femmes et aux enfants, portée dans une démarche transpartisane et abordée lors de la rencontre. « La parole de l'enfant doit être entendue pour le protéger », insiste-t-elle, avant de conclure : « Mieux former, mieux informer, mieux coordonner et mieux accompagner : c'est collectivement que nous devons agir. »


0 commentaire
Aucun commentaire pour le moment. Soyez le premier !