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Chemin Furcy-Pitou : poids lourds bloqués à Saint-Benoît, la tension monte

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Chemin Furcy-Pitou : poids lourds bloqués à Saint-Benoît, la tension monte

Chemin Furcy-Pitou : coup de chaud entre les transporteurs et la mairie de Saint-Benoît - Crédit Zinfos974 - Société


Ce mardi, des camions transportant des granulats ont été interceptés par la police municipale de Saint-Benoît sur le chemin Furcy-Pitou, à Beauvallon. La commune faisait respecter un arrêté pris en juin interdisant la circulation des poids lourds sur cet axe. L'opération, qualifiée de « pédagogique » par la mairie, n'a donné lieu à aucune verbalisation, mais a rapidement tourné au bras de fer.

Les transporteurs concernés acheminent chaque jour des matériaux depuis la carrière de Sainte-Anne jusqu'au site de concassage de Teralta, anciennement Holcim, à Bras-Panon. Leur itinéraire habituel longe le littoral par l'ancienne route nationale, traverse Beauvallon et emprunte le pont de la Rivière des Roches. Depuis fin juillet, des travaux au niveau du pont Harmonie les en privent. Ils se sont donc reportés sur le chemin Furcy-Pitou — précisément celui que vise l'arrêté municipal.

« On ne peut plus passer de l'autre côté à cause des travaux, on ne peut pas passer par ici. Ça sous-entend qu'il n'y a pas de solution, on ne peut pas traverser », a déclaré un représentant des transporteurs. Entre 20 et 40 camions seraient concernés chaque jour. La situation a dégénéré en fin de matinée, obligeant les gendarmes à intervenir. Les transporteurs auraient un temps menacé de déverser devant la mairie des camions chargés, avant que la situation ne se dénoue en début d'après-midi. Les véhicules déjà chargés ont finalement été autorisés à poursuivre leur trajet.

Derrière ce conflit d'itinéraire, un différend financier plus ancien. La mairie estime que le passage répété des poids lourds abîme la chaussée et génère depuis plusieurs années des plaintes d'habitants pour bruit, poussière et nids-de-poule. Selon le cabinet du maire, la réhabilitation du seul chemin Furcy-Pitou représenterait entre 700 000 et 800 000 euros, alors que la collectivité consacre environ un million d'euros par an à l'ensemble de ses voiries. La municipalité a demandé aux acteurs économiques, le carrier en premier lieu, de contribuer financièrement à la remise en état de la route. Une réunion s'est tenue en juin 2026 en sous-préfecture sans déboucher sur un accord, ce qui a conduit le maire à prendre son arrêté.

Les transporteurs jugent la position de la mairie « abusive ». « L'usure d'une route fait partie d'un cycle normal, c'est le cas ailleurs et on ne demande pas aux acteurs économiques de payer pour son entretien », a rétorqué leur représentant, qui pointe aussi les effets en cascade d'un arrêt d'activité sur le carburant, les pneumatiques, l'entretien des véhicules et l'approvisionnement des chantiers. « Nous, on ne demande pas forcément à passer là, ce qu'on veut c'est pouvoir travailler », a-t-il résumé.

La mairie reconnaît que les travaux du pont Harmonie compliquent la situation. « On comprend bien qu'avec les travaux sur le pont Harmonie, c'est compliqué. On veut bien trouver des solutions temporaires. Mais à terme, il faudrait trouver une solution définitive où ils ne passeraient plus par ce chemin-là », indique le cabinet du maire. Une réunion réunissant toutes les parties est prévue vendredi. Les travaux sur l'ancienne route nationale doivent se poursuivre jusqu'en fin d'année.

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9 commentaires

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K
KékéSurf 19/08/2026 à 09:34

Ces camions qui passent chaque jour sur les chemins côtiers, ça soulève aussi de la poussière et des particules qui finissent quelque part... souvent vers la mer. C'est pas le sujet principal de l'article je sais, mais quand on travaille sur l'eau on voit des choses que les autres voient pas.

V
Vavangue 19/08/2026 à 08:36

Ce que personne ne dit, c'est que ces camions chargés de granulats qui passent sur les chemins de Beauvallon, ça touche aussi les exploitations agricoles du coin. Moi à Saint-Joseph c'est pas mon secteur direct, mais j'ai des collègues producteurs vers Bras-Panon qui voient leurs ruches stressées par les vibrations et la poussière qui se dépose sur les fleurs. Quand les abeilles travaillent moins bien, c'est la récolte de tout le monde qui en pâtit. Ces questions d'itinéraire pour poids lourds, ça a l'air technique, mais ça touche tout un écosystème local qu'on oublie trop vite dans les négociations.

M
Mickaëla 19/08/2026 à 07:31

Ce qui me touche dans cette situation c'est que tout le monde souffre, les chauffeurs, les riverains, la mairie, et personne n'arrive à se mettre autour de la table avec la vraie intention de construire quelque chose ensemble. J'espère sincèrement que la réunion de vendredi sera un espace d'écoute réelle, pas juste un nouveau round de bras de fer.

M
Marie 19/08/2026 à 06:17

Quand l'activité s'arrête, c'est tout le monde qui trinque, les chauffeurs, les chantiers en attente, les fournisseurs. J'espère que la réunion de vendredi va vraiment déboucher sur quelque chose de concret.

J
Jean-Claude B. 19/08/2026 à 06:11

J'ai eu deux chauffeurs de chez Teralta dans mon taxi ce matin, ils m'ont expliqué le truc. Selon eux le vrai problème c'est que personne veut payer, ni le carrier ni la mairie, et les camionneurs sont coincés au milieu. Un des deux m'a dit que ça dure depuis bien avant les travaux du pont Harmonie, que cet arrêté il dormait dans un tiroir depuis des mois. Alé, vendredi la réunion on verra si ça avance ou si c'est encore pour rien.

Z
Zoubi 19/08/2026 à 05:16

J'avais une cliente ce matin qui habite Beauvallon, elle m'a dit qu'elle avait entendu du bruit vers la mairie en fin de matinée et qu'elle savait pas ce qui se passait. Contente de comprendre enfin d'où ça venait !

K
Karambole 19/08/2026 à 05:13

La route par Beauvallon lé pa fasil dans le meilleur des cas, alors avec 40 camions chargés de granulats qui s'y rajoutent chaque jour, j'imagine l'état du goudron. Ceux qui vivent là subissent le bruit et les nids-de-poule depuis des années et personne ne leur a demandé leur avis. Que la carrière et Teralta mettent la main à la poche pour l'entretien, c'est pas abusif, c'est du bon sens.

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David 19/08/2026 à 05:08

700 000 euros pour refaire un chemin, et ils trouvent pas un accord depuis des mois ? On dirait que tout le monde attend que ça s'écroule tout seul. Moi j'ai des clients qui viennent de Bras-Panon pour manger au restaurant, si les routes sont en vrac dans l'Est ça finit par se ressentir partout.

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PtiBatik 19/08/2026 à 05:05

Ce chemin Furcy-Pitou je le connais bien, j'y passe souvent pour livrer mes commandes vers Bras-Panon. La poussière que laissent ces camions sur les bords de route, c'est quelque chose. On comprend la colère des habitants du coin, mais on comprend aussi que des gens ont besoin de bosser. La vraie question c'est pourquoi on attend que ça monte à ce niveau-là pour trouver une solution, la réunion de juin n'a rien donné et là on se retrouve avec des gendarmes sur la route.