Au Petit-Tampon, une agricultrice s'est fait voler l'ensemble de ses plants de citronniers. Ce mardi, la CGPER a publiquement condamné les faits et apporté son soutien à la victime.
Pour le syndicat agricole, ce type de vol va bien au-delà de la disparition de quelques végétaux. « Voler des plants à un agriculteur, ce n'est pas simplement voler des végétaux. C'est voler un investissement, des heures de travail et une partie du revenu futur d'une exploitation », déclare la CGPER. Le préjudice touche directement l'outil de production et les revenus à venir de l'exploitation.
Le syndicat appelle les agriculteurs à redoubler de vigilance et à signaler aux forces de l'ordre tout comportement suspect aux abords des exploitations. Il interpelle également les pouvoirs publics pour que ces atteintes aux moyens de production soient pleinement reconnues et prises en compte.
« Toucher à une exploitation agricole, c'est toucher au travail et au revenu de celles et ceux qui nourrissent La Réunion », conclut la CGPER.


6 commentaires
@Patrick974, la piste de la revente c'est pas bête. On voit passer des choses étranges sur les petits marchés de bord de route, et franchement à l'échelle de l'océan Indien le trafic de végétaux c'est pas anodin non plus. Des plants de citronniers ça peut traverser vers Maurice ou Mayotte sans trop de tracas si personne regarde de près. Côté fret, un colis discret dans un bateau, c'est pas ce qui manque.
Ce qui me touche dans cette histoire, c'est l'énergie investie dans chaque plant, le soin, la patience, l'espoir que quelque chose va grandir. Se faire voler ça, c'est se faire voler une partie de soi. J'espère que cette agricultrice trouve le soutien et la force de reconstruire, parce que ce qu'elle fait nourrit concrètement les gens de ce péi.
Lé pa fasil de repartir de zéro quand on te vole des plants. Des citronniers ça prend du temps à produire, c'est pas comme une culture annuelle. À la coopérative on a déjà eu des vols de matériel, mais des végétaux c'est peut-être encore plus cruel parce que c'est du vivant qu'on avait soigné. J'espère que les gendarmes prennent ça au sérieux cette fois.
En métropole j'avais entendu parler de vols de ruches ou de cuivre dans les champs, mais des plants de citronniers entiers, c'est une première pour moi. Est-ce que ce genre de vol est fréquent ici à La Réunion ? Je trouve la formulation de la CGPER très juste, voler les plants c'est voler le revenu futur, ça résume bien la réalité d'une exploitation.
La réaction du syndicat est légitime, mais j'aimerais qu'on aille un peu plus loin dans l'analyse. Ces vols à répétition sur les exploitations agricoles, est-ce qu'ils sont liés à la précarité qui pousse certains à revendre ces plants, ou à des réseaux organisés qui fournissent des pépinières informelles ? La réponse n'est pas la même selon le cas, et les mesures à prendre non plus.
Voler une agricultrice de ses plants, c'est s'attaquer directement à son outil de travail. On disait la même chose aux docks quand on sabotait le matériel pour faire pression, c'est du même ordre. La CGPER a raison de monter au créneau, parce que si on laisse passer ça sans réaction, ça devient une habitude. Les pouvoirs publics doivent mettre des actes derrière les mots, pas juste de la compassion.