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Rentrée scolaire à La Réunion : drogues et inclusion au programme

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Rentrée scolaire à La Réunion : drogues et inclusion au programme

Rentrée dans les collèges : le Département et le Rectorat unissent leurs forces pour sécuriser les élèves - Crédit Zinfos974 - Société


Le recteur d'académie Rostane Mehdi a effectué sa rentrée au collège Aimé-Césaire de L'Étang-Salé, aux côtés du président du conseil départemental Cyrille Melchior et du maire Mathieu Hoarau. Cette visite commune a affiché une convergence entre le Rectorat, le Département et les municipalités sur deux sujets : la présence de stupéfiants aux abords des établissements et l'école inclusive.

Face aux signalements remontés par les parents et les équipes éducatives, le Département a annoncé une campagne de prévention dans les classes, assurée par neuf associations agréées. Ce dispositif s'appuie sur une coordination entre le Rectorat et les municipalités pour sécuriser les abords des collèges.

Lors de cette visite, Rostane Mehdi a rappelé qu'« aucun élève ne doit passer la porte d'un établissement la peur au ventre », résumant ainsi la double mission qu'il assigne à l'institution scolaire : « instruire et protéger ». L'école inclusive a également été posée comme une priorité, avec l'objectif de ne « laisser aucun élève sur le chemin ».

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6 commentaires

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Z
Zoubi 18/08/2026 à 15:10

Moi ce matin j'avais une cliente dont la fille est au collège de L'Étang-Salé, elle m'a parlé de ça pendant toute la coupe. Elle était soulagée de voir que les adultes se réunissent enfin sur le sujet, parce que son marmaille rentrait à la maison avec des histoires qui l'inquiétaient. Ça fait du bien de voir que ça bouge, même si on attend de voir ce que ça donne vraiment sur le terrain.

V
Vavangue 18/08/2026 à 14:18

@Naïma94, ce que tu dis sur les parents qui n'osent pas parler, ça me touche. Chez nous à Saint-Joseph, les familles qui viennent me voir au marché me glissent parfois des inquiétudes sur leurs marmaille, mais elles ne savent pas à qui s'adresser. Neuf associations de prévention, c'est bien, mais i fo qu'elles aillent vraiment sur le terrain, pas juste dans les salles de classe.

M
Mickaëla 18/08/2026 à 13:16

"Aucun élève ne doit passer la porte d'un établissement la peur au ventre", c'est une intention belle et nécessaire. Ce qui me touche dans cet article, c'est l'idée de ne laisser personne sur le chemin, ça vaut pour l'école inclusive comme pour la prévention. Chaque enfant qui se sent en sécurité pour apprendre, c'est un adulte qui sera mieux armé pour la vie.

M
Mémé Marthe 18/08/2026 à 13:12

De mon temps à Cilaos, le maître était le seul rempart. Aujourd'hui y'a le recteur, le président du Département, le maire, neuf associations, et les enfants ont toujours peur. On se demande si c'est pas le nombre de réunions qui fait peur, pas les drogues.

T
Tom Bib 18/08/2026 à 13:08

La formule du recteur, "instruire et protéger", résonne comme un écho à ce que Pestalozzi écrivait déjà au XVIIIe siècle sur la double fonction de l'école. Ce qui me frappe ici, c'est que l'école inclusive est citée au même niveau que la sécurité, comme si on commençait enfin à comprendre que les deux sont liées. Un enfant qui se sent exclu est un enfant plus vulnérable à tout le reste. Je reste attentif à voir si cette convergence affichée entre Rectorat, Département et communes se traduira par des actes concrets ou restera une belle photographie de rentrée.

N
Naïma94 18/08/2026 à 13:03

Dans mes tournées je croise des gamins qui trainent aux abords des collèges bien après les cours, et les parents ne savent pas toujours quoi faire. Ce que j'entends souvent, c'est que la peur existe mais qu'on n'ose pas en parler à l'école. Neuf associations pour de la prévention, ça peut avoir du sens à condition qu'on laisse vraiment les soignants et les éducateurs collaborer, pas juste faire des présentations PowerPoint et repartir. J'espère que ces associations auront les moyens de s'inscrire dans la durée.