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Saint-Paul débloque 3 millions d'euros après la suppression des contrats PEC

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Saint-Paul débloque 3 millions d'euros après la suppression des contrats PEC

Fin des contrats PEC : Saint-Paul débourse 3 millions d'euros pour sauver sa rentrée scolaire - Crédit Zinfos974 - Société


La commune de Saint-Paul a débloqué 3 millions d'euros pour faire face aux conséquences de la suppression massive des Parcours Emploi Compétences (PEC) décidée par l'État, une mesure qui a failli compromettre l'organisation de la rentrée scolaire 2026-2027. Le maire Emmanuel Séraphin évoque un « cataclysme au niveau des collectivités ».

Le recul a été brutal. La dotation accordée à Saint-Paul est passée de 434 contrats PEC en 2025 à 91 cette année. Face à ce désengagement, la municipalité a repris directement 380 contrats à sa charge. « L'État nous a totalement largués dans le cadre de ces dispositions », déclare le maire. Pour boucher les trous, des agents affectés au service environnement ont été redéployés vers les écoles, poste par poste, par mutualisation interne.

Là où des associations périscolaires n'étaient plus en mesure d'assurer leurs missions, la Ville a créé dès juillet un service de garde municipal dans quatre établissements : les maternelles de Grande Fontaine et Laperrière, la primaire de Petite France et l'élémentaire Jean-Luc Daly Eraya. Ce dispositif fonctionne de 7h à 8h et de 15h30 à 17h30, avec du personnel communal.

L'éducation représente 21 % du budget global de la commune, soit 51 millions d'euros. Chaque jour, 13 350 repas sont servis à la cantine, dont 72 % en gratuité. La Ville prévoit par ailleurs 11 millions d'euros pour la rénovation thermique de cinq écoles, 3,9 millions pour l'école du Ruisseau, et la gratuité des fournitures scolaires à partir de la rentrée 2027-2028.

Emmanuel Séraphin situe la stabilisation du dispositif à l'horizon 2027, indiquant que la vraie rentrée sera en 2027, une fois les postes consolidés, les fiches de poste modifiées et les dispositions réglementaires appliquées. Le maire redoute un glissement progressif des charges vers les communes : « On ne souhaite pas que demain l'évolution, ce soit l'État dit : Mais paye aussi les enseignants, et là ça va être très compliqué. »

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7 commentaires

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A
Anaëlle 17/08/2026 à 17:25

Je comprends pas bien un truc : si l'État supprime les PEC, est-ce qu'il y a des dispositifs alternatifs prévus au niveau national pour les remplacer, ou la commune est vraiment livrée à elle-même ? Je pose la question parce qu'en cours on nous parle souvent de l'écosystème d'accompagnement public mais là on dirait que ça tient à la volonté d'un maire et à un budget d'urgence, c'est quand même fragile comme modèle.

Z
Zoubi 17/08/2026 à 16:45

Une de mes clientes m'a parlé de ça la semaine dernière pendant que je lui faisais sa couleur, elle m'a dit qu'elle avait failli ne pas reprendre le boulot en septembre à cause de la garde du matin pour son petit. Finalement ça s'est arrangé avec le dispositif municipal, mais lé pa fasil de jongler avec tout ça quand on est seule.

K
Kelly 17/08/2026 à 16:19

Ce qui me frappe, c'est la vitesse à laquelle ces 380 personnes ont basculé du statut PEC vers un contrat communal direct. Côté RH, ça veut dire des fiches de poste à retravailler, des classifications à revoir, des droits à redéfinir, et ça dans l'urgence de juillet. J'espère qu'on leur a correctement expliqué ce qui changeait pour eux, parce que passer d'un dispositif d'insertion à un vrai poste communal, c'est pas anodin sur le plan du droit du travail. Séraphin parle de stabilisation en 2027, mais pour les agents concernés, l'incertitude est là aujourd'hui.

L
Lulu 17/08/2026 à 15:24

Moi j'ai une école maternelle à deux rues de mon food truck et je voyais les mamans complètement perdues au moment de la rentrée, elles savaient pas qui allait garder leurs petits avant la classe. Alors si la Ville a créé ces gardes municipales, c'est une vraie bonne chose pour les familles du quartier, parce que sans ça c'est nous les commerçants qui entendons les galères toute la journée. Par contre 3 millions sortis d'un coup, lé pa fasil à avaler quand on voit l'État se défiler comme ça.

H
Hugo Saline les bains 17/08/2026 à 14:12

Ce que décrit Séraphin ressemble beaucoup à ce qui se passe dans plusieurs intercommunalités bretonnes depuis la réforme des emplois aidés de 2017. La même histoire : l'État coupe, les collectivités rattrapent, et au final ce sont les budgets locaux qui absorbent des compétences qui n'étaient pas les leurs à la base. La mutualisation interne depuis les services environnement vers les écoles, c'est une solution honnête mais elle crée des angles morts ailleurs. J'aurais aimé savoir comment le service environnement fonctionne avec des effectifs réduits depuis juillet.

M
Maéva 17/08/2026 à 14:08

Les chiffres font quand même réfléchir : 3 millions sortis en urgence, 51 millions déjà dédiés à l'éducation, et une rentrée sauvée de justesse. Ça, c'est une gestion de crise, pas de la politique ordinaire. Ce qui m'interpelle surtout, c'est la date de 2027 pour la stabilisation, ça laisse deux ans d'incertitude pour les familles, les associations périscolaires, et les agents concernés. On parle de 380 contrats repris directement, lé pa fasil à absorber pour n'importe quelle collectivité.

B
Bichik 17/08/2026 à 14:04

Avant, les communes comptaient sur l'État. Maintenant elles comptent leurs sous toutes seules. Ça fait longtemps que ça vient, ce glissement-là.