Le comité sécheresse réuni le 29 juillet a décidé de maintenir les restrictions d'eau instaurées le 21 juillet sur l'ensemble de l'île. La principale nouveauté concerne le cirque de Salazie, dont le niveau d'alerte a été relevé en raison de difficultés d'approvisionnement en eau potable.
La préfecture justifie ce maintien par un déficit pluviométrique persistant depuis le passage des cyclones Belal en 2024 et Garance en 2025. Les pluies de cet hiver austral n'ont pas suffi à reconstituer les réserves : nappes phréatiques et cours d'eau restent à des niveaux jugés préoccupants, et les prévisions météorologiques n'annoncent pas d'amélioration notable à court terme.
À Salazie, le passage du niveau alerte au niveau alerte renforcée s'accompagne d'une dérogation encadrée pour certains usages agricoles dans les périmètres irrigués. Elle reste conditionnée au maintien des débits minimaux des cours d'eau, à un suivi environnemental renforcé des bassins versants et à une gestion collective de la ressource.
Dans les autres communes, les restrictions demeurent globalement inchangées : interdiction de laver les véhicules à domicile, d'arroser les pelouses, limitations sur les jardins potagers selon le niveau d'alerte de chaque secteur, et restrictions sur le remplissage des piscines. Le lavage en station reste autorisé sous conditions permettant une forte économie d'eau.
La préfecture invite les habitants à signaler les fuites sur le réseau public, à réparer celles détectées sur leurs installations privées et à limiter les usages non indispensables. La carte des niveaux de restriction par commune est consultable sur la plateforme VigiEau.


5 commentaires
@Zoubi, la cliente que vous citez prend un risque réel. Les arrêtés préfectoraux de restriction d'eau ont une valeur contraignante et les infractions peuvent être sanctionnées par des amendes administratives, voire pénales selon les cas. Le fait de ne pas être informé ne constitue pas une cause d'exonération en droit. Ce que vous pointez est juste sur le fond, la communication est insuffisante, mais ça ne protège pas les contrevenants pour autant.
Moi le lavage du food truck c'est obligatoire hein, question d'hygiène, c'est pas pareil que laver sa voiture pour le plaisir. J'espère que les agents de contrôle font bien la différence sur le terrain parce que j'ai pas envie de me retrouver avec un PV alors que je respecte les règles.
La plateforme VigiEau c'est bien mais franchement qui va chercher l'info là-bas tout seul ? Un SMS par commune, une story simple sur les réseaux de la préfecture, ça coûterait rien et ça toucherait dix fois plus de domoun.
On le vit au quotidien ici à Salazie. Les source qui alimentent nos parcelles sont vraiment basses, c'est rare de voir ça en plein hiver. Depuis Belal on a jamais vraiment rattrapé le retard, et Garance a fini le travail. La dérogation pour les périmètres irrigués c'est bien, mais faut qu'on comprenne concrètement comment ça s'applique sur le terrain, parce que les familles ici elles ont besoin de réponses claires, pas juste des communiqués. Les chouchous i fo de l'eau, c'est pas négociable.
Ce matin j'avais une cliente à Saint-André, elle me disait qu'elle arrose son jardin en cachette le soir parce qu'elle sait pas trop ce qu'elle risque. Les gens sont perdus avec toutes ces restrictions, y'a personne qui leur explique vraiment simplement ce qu'ils ont le droit de faire ou pas.