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Saint-Joseph supprime garderie et mercredis périscolaires en 2026

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Saint-Joseph supprime garderie et mercredis périscolaires en 2026

Saint-Joseph : pourquoi plusieurs services périscolaires seront supprimés à la rentrée - Crédit Zinfos974 - Société


La commune de Saint-Joseph supprimera plusieurs services périscolaires à la rentrée 2026. La raison : l'État a réduit de plus de 90 % le nombre de contrats Parcours Emploi Compétences attribués à la ville, passés de 400 en 2025 à 32 pour l'année à venir.

Concrètement, la garderie disparaît. Les mercredis périscolaires sont supprimés, et les centres de loisirs sans hébergement prévus en octobre sont suspendus jusqu'à nouvel ordre. La mairie demande aux familles de s'organiser pour la garde de leurs enfants en dehors des heures de classe.

La commune indique avoir travaillé à une réorganisation de ses ressources humaines pour limiter la casse. En 2025, 450 agents étaient mobilisés pour les écoles, la restauration et le périscolaire, dont 250 en contrats PEC. Le redéploiement d'une partie d'entre eux a permis de maintenir les services jugés prioritaires : restauration scolaire, surveillance de la pause méridienne, agents territoriaux spécialisés en école maternelle, nettoyage et entretien des cours.

La municipalité dit regretter ces suppressions, mais assume ses arbitrages en invoquant la nécessité d'éviter aux parents de récupérer leurs enfants à la mi-journée. La réorganisation des ressources humaines doit se poursuivre dans les prochaines semaines.

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8 commentaires

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T
Tonton Bébert 20/07/2026 à 14:38

@Mémé Marthe, avec tout le respect que j'ai pour toi, ce que tu dis ça fait plaisir à ceux qui ont coupé les contrats. "On savait faire sans", c'est exactement ce qu'ils veulent qu'on pense, pour pas avoir à assumer leur désengagement. Ces garderies, ces emplois PEC, c'était pas de la charité, c'était une politique publique arrachée par des années de luttes pour que les familles ouvrières puissent travailler dignement. Retourner en arrière, c'est pas de la sagesse, c'est une régression.

T
TataYoyo 20/07/2026 à 14:14

Ces petits de Saint-Joseph, c'est pas leur faute si l'État décide du jour au lendemain de couper les vivres. On a des parents qui se lèvent à 5h du matin pour prendre le car, qui travaillent à mi-temps justement pour coller aux horaires des garderies, et là on leur dit de s'arranger. S'arranger comment, avec quel argent, avec qui ? La famille c'est bien, mais la famille aussi elle travaille, la famille aussi elle est épuisée.

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Rafiki 20/07/2026 à 13:40

Ce qui me touche là-dedans, c'est que Saint-Joseph c'est un des territoires où les familles sont souvent les plus éloignées des services, entre Grand Galet, Langevin, les hauts du Tampon tout proche. Quand j'accompagne des groupes dans ces coins, je vois des mères qui partent tôt le matin et rentrent tard. La garderie, pour elles, c'est pas un confort, c'est une condition pour travailler. Supprimer ça sans filet, c'est un peu comme couper un sentier balisé et dire aux gens de trouver leur chemin dans la végétation.

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Yannick P 20/07/2026 à 13:09

@Patrick974, tu parles de modèle de financement, moi je parle de logique de flux. En logistique, quand tu coupes 92% d'une ressource du jour au lendemain sans plan de substitution, t'as pas une réorganisation, t'as une rupture de chaîne. À Maurice ou à Madagascar, les communes font face à des contraintes similaires mais elles anticipent avec d'autres montages. L'État pond une décision à Paris, et c'est le péi qui absorbe le choc.

M
Mémé Marthe 20/07/2026 à 12:16

Avant, c'était les grandes sœurs et les tantes qui gardaient les marmay. L'État nous a donné des garderies, et maintenant i fo se rappeler qu'on savait faire sans.

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Zilo 20/07/2026 à 12:14

Franchement 400 contrats à 32 c'est pas un bug, c'est un reset complet. Et la commune se retrouve à gérer ça comment ? En mode débrouille totale. Les familles qui peuvent pas télétravaillerou flexibiliser leurs horaires, elles font kosa le mercredi matin ?

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Tom Bib 20/07/2026 à 12:07

Il y a quelque chose de cruel dans cette annonce, quand on pense à tout ce que ces services représentent pour des parents qui travaillent sans filet. L'école n'est plus seulement un lieu d'apprentissage depuis longtemps, elle est devenue un pilier d'organisation familiale entier. Supprimer la garderie, c'est un peu retirer une pièce maîtresse sans prévenir. Je repense à Richard Hoggart qui, dans La culture du pauvre, montrait comment les services collectifs sont souvent invisibles jusqu'au jour où ils disparaissent, et là seulement on mesure ce qu'ils tenaient ensemble.

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Patrick974 20/07/2026 à 12:02

La vraie question ici, c'est celle du modèle de financement des services périscolaires à La Réunion. Passer de 400 contrats PEC à 32, c'est une réduction de 92 % du soutien de l'État sur ce poste précis. Aucune commune, même bien gérée, ne peut absorber un tel choc sans casse. Ce qui m'interpelle, c'est que ces contrats aidés sont devenus structurels dans le fonctionnement des collectivités locales, ce qui crée une dépendance budgétaire réelle. Le risque, c'est qu'à chaque revirement de la politique nationale de l'emploi, ce sont les familles qui paient l'addition en dernier.