Trois appels à projets sont ouverts dans le cadre du programme Interreg VI Canal du Mozambique 2021-2027. Les dossiers doivent être déposés sur la plateforme E-Synergie CTE au plus tard le jeudi 17 septembre 2026 à 13h00, heure de Mayotte.
Le programme réunit Mayotte, La Réunion, le Mozambique et Madagascar autour d'objectifs de coopération régionale, dans les domaines du développement économique, de la lutte contre le changement climatique, de la protection de l'environnement et de la gouvernance.
Chacun des trois appels couvre une thématique distincte. Le premier (n°2026/06) porte sur l'adaptation au changement climatique, la prévention des risques de catastrophe et la résilience, avec une attention particulière aux approches fondées sur les écosystèmes. Le deuxième (n°2026/05) concerne la transition vers une économie circulaire et l'utilisation efficace des ressources. Le troisième (n°2026/04) s'intéresse au rôle de la culture et du tourisme durable dans le développement économique, l'inclusion sociale et l'innovation sociale.
L'Assemblée de Mayotte, qui relaie ces appels, rappelle que tout dossier soumis en dehors de la période d'ouverture officielle sera écarté. Les porteurs de projets souhaitant créer un compte sur la plateforme E-Synergie doivent au préalable remplir un formulaire de demande.
Pour tout renseignement, les candidats peuvent contacter la Direction des affaires européennes du Département-Région de Mayotte à l'adresse [email protected].


8 commentaires
Le premier appel sur la résilience des écosystèmes, c'est pile là où on a besoin d'argent et de coopération régionale. Les récifs de Saint-Gilles souffrent, ceux de Mayotte aussi, et les coraux malgaches sont dans un état catastrophique. Si ce programme peut financer des projets concrets de surveillance et de restauration à l'échelle du Canal, avec de vrais partenariats entre scientifiques et professionnels du tourisme marin, alors i fo vraiment que les clubs et les associations de plongée se positionnent sur ces appels. La date limite en septembre 2026 laisse du temps, mais monter un dossier Interreg c'est pas une petite affaire.
Franchement je savais même pas que La Réunion était dans un programme avec Madagascar et le Mozambique, j'ai appris un truc ce matin. Mon mari m'a dit que le troisième appel sur la culture ça pourrait intéresser sa cousine qui fait des bijoux traditionnels à Saint-André, je lui transmets le lien.
@Jean-Claude B., ce que décrit votre client est malheureusement très fréquent. La complexité des dossiers Interreg tient souvent à des exigences de co-financement que les porteurs de projets sous-estiment au départ, et pas seulement à la lourdeur administrative. Il faut bien vérifier en amont que la structure juridique du porteur est éligible, parce qu'une association non déclarée en préfecture ou une société en cours de création peut se voir écartée sur un point de forme, indépendamment de la qualité du projet. Pour le programme Canal du Mozambique, je recommande vivement de consulter les annexes techniques avant de créer le compte E-Synergie, elles précisent les catégories de bénéficiaires admissibles.
@PtiBatik, je suis trop d'accord sur le troisième appel, mais y'a un truc qui me manque dans tous ces programmes : comment on fait pour que les porteurs de projets communicent bien autour de leurs démarches ? Parce que souvent les initiatives régionales super intéressantes restent invisibles, et les jeunes entrepreneurs du péi passent à côté sans même savoir que ça existe. Un accompagnement digital à la communication, ça devrait faire partie des critères de financement.
Le deuxième appel sur l'économie circulaire, ça m'intéresse vraiment. On a tellement de pertes sur les cultures de chouchous et de bringelles quand le marché est saturé, et personne ne structure vraiment de filière de valorisation dans l'Est. Si ce programme peut aider à monter quelque chose avec Madagascar qui a les mêmes problématiques maraîchères, ça vaudrait le coup d'essai. Le souci c'est que les dossiers Interreg, comme dit Jean-Claude B., lé pa fasil à monter quand on est seul derrière son étal le samedi matin.
L'économie circulaire c'est bien joli sur le papier, mais qu'est-ce que ça change concrètement pour un boucher artisan qui galère à valoriser ses déchets de découpe sans que ça lui coûte un bras ? Si ce genre de programme peut financer des filières courtes et du compostage local dans l'Est, je suis preneur, mais j'attends de voir.
J'ai pris un client ce matin qui bossait justement sur un projet Interreg il y a quelques années, il m'a dit que la moitié des porteurs de projets abandonnent avant même de finir leur dossier tellement c'est compliqué. Je sais pas si ça a changé depuis.
Le troisième appel sur la culture et le tourisme durable, c'est exactement le type de financement qu'on attendait pour valoriser nos savoir-faire artisanaux à l'échelle régionale. Travailler avec Madagascar ou le Mozambique sur des projets de création, ça ouvre des perspectives que je n'aurais jamais imaginées depuis ma boutique de Saint-Paul. Reste à savoir si les petites structures comme la mienne peuvent vraiment candidater sans se noyer dans la paperasse de la plateforme E-Synergie, parce que lé pa fasil d'habitude ces dossiers européens.