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Cérémonies tamoules interdites à Sainte-Rose : Virapoullé interpelle Vergoz

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Cérémonies tamoules interdites à Sainte-Rose : Virapoullé interpelle Vergoz

Cérémonies interdites à Sainte-Rose : Jean-Marie Virapoullé juge la décision "disproportionnée" et appelle Michel Vergoz au dialogue - Crédit Zinfos974 - Société


Jean-Marie Virapoullé, vice-président du Département et conseiller municipal et communautaire, s'est prononcé contre l'arrêté municipal interdisant deux cérémonies religieuses privées à Sainte-Rose. Dans une tribune, il qualifie la décision d'« injustifiée et disproportionnée » et demande à Michel Vergoz de privilégier la concertation.

L'élu indique avoir été contacté par la famille pratiquant les rituels tamouls visée par l'interdiction, et avoir échangé avec Loïc Vadivel, fils d'Evelyne et de Sylvio. D'après les éléments qu'il dit avoir consultés, la cérémonie a lieu une fois par an dans un cadre strictement familial, avec un usage du tambour limité à une courte plage horaire sur une seule demi-journée. Les riverains proches du temple familial auraient même adressé un courrier pour signaler qu'ils ne se sentaient pas dérangés et pour exprimer leur soutien à Evelyne et Sylvio.

Virapoullé s'interroge alors sur la légitimité des plaintes émanant de personnes habitant plus loin du temple. Il juge la décision « arbitraire et injuste » et considère qu'une concertation préalable aurait dû être engagée. « Une telle décision risque de dresser les Réunionnais les uns contre les autres, de créer des divisions inutiles et d'alimenter des tensions qui n'ont pas leur place sur notre île », écrit-il.

L'élu invoque la liberté de culte, qu'il présente comme un principe fondamental garanti par la République, ainsi que le modèle réunionnais de coexistence interreligieuse. Il estime que l'arrêté fragilise « l'identité réunionnaise » et cite les réactions observées sur les réseaux sociaux et les sites internet des médias.

Sa tribune se conclut par un appel direct à Michel Vergoz, qu'il décrit comme « une figure politique de La Réunion qui semble, dans cette affaire, avoir été mal conseillé ». Il estime qu'« il est encore temps de corriger cette erreur et de privilégier une solution amiable, dans l'intérêt de toutes les parties concernées et dans le respect des valeurs de dialogue et de tolérance qui fondent notre vivre-ensemble ».

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