Le député La France insoumise de La Réunion, Perceval Gaillard, a vivement attaqué vendredi 3 juillet le directeur général de Tereos, après que ce dernier a évoqué un risque de « consanguinité capitalistique » pour qualifier une éventuelle entrée des planteurs au capital des usines sucrières de l'île.
Dans un communiqué, l'élu dénonce « une double faute : économique et politique ». Ces propos reviendraient, selon lui, à disqualifier par principe la participation des planteurs à la gouvernance de la filière, alors qu'ils sont « les mieux placés pour la défendre et la gérer ».
Le terme employé par le dirigeant du groupe sucrier est jugé « insultant » par le député, qui estime qu'il vise non seulement les planteurs, mais « La Réunion tout entière ». « Un directeur général ne devrait pas dire ça », affirme Perceval Gaillard.
La polémique survient dans un contexte de discussions ouvertes sur l'avenir des deux usines sucrières réunionnaises. Le député rappelle avoir interpellé la ministre des Outre-mer lors des Questions au gouvernement, en mai dernier, pour réclamer une implication plus forte de l'État dans ce dossier.
Perceval Gaillard réaffirme son opposition à une cession des usines à La Martiniquaise. Une vente en « missouk », dit-il, ne serait « pas acceptable ». Il appelle le gouvernement à agir pour préserver le contrôle réunionnais de l'outil industriel. « La France insoumise se tient aux côtés des planteurs de La Réunion et portera le dossier au plus haut sommet de l'État », conclut-il.


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