Inaugurée le vendredi 3 juillet par la maire de Saint-Denis Ericka Bareigts, la nouvelle déchetterie des Camélias est ouverte au public depuis le 22 juin. Implantée rue des Técomas sur une parcelle de 3 800 m², dont près de 2 000 m² exploitables, elle a coûté 1,28 million d'euros hors taxes et a été livrée en une dizaine de mois.
L'équipement est géré par SUEZ/VALDERUN et a créé trois emplois locaux. Il reçoit les habitants du lundi au samedi, de 7 h 30 à 17 h 30, pour le dépôt d'encombrants, déchets verts, gravats, cartons, métaux et plâtre. Six filières de tri sont disponibles, avec des espaces dédiés aux déchets d'équipements électriques et électroniques, des bornes d'apport volontaire pour le verre, le papier, les plastiques et les métaux, ainsi que des points de collecte pour les piles et ampoules. Une zone de réemploi baptisée « RECAZALI » est également présente sur le site. La collecte des huiles alimentaires usagées est prévue pour une prochaine étape.
La déchetterie vient compléter le maillage territorial de la CINOR. Selon les données de l'intercommunalité, les tonnages d'encombrants déposés volontairement en déchetterie dépassent, depuis trois ans, ceux collectés en porte-à-porte.
L'inauguration a réuni, outre Ericka Bareigts, le président du SYDNE Alexandre Laï-Kane-Cheong, le conseiller communautaire de la CINOR Victor Tevane et le conseiller régional Jean-Pierre Chabriat, représentant la présidente de Région Huguette Bello. Victor Tevane a résumé l'enjeu en ces termes : « Une déchetterie ne fonctionne que par le civisme et l'engagement de ceux qui l'utilisent. Trier, c'est préserver notre environnement ; recycler, c'est protéger l'avenir de nos enfants. »
Jean-Pierre Chabriat a évoqué les enjeux sanitaires liés à la gestion des déchets : réduire les dépôts sauvages, a-t-il dit, c'est aussi préserver les ravines et les nappes phréatiques. Il a rappelé la volonté régionale de développer des filières locales de valorisation. Ericka Bareigts a pour sa part rendu hommage aux agents municipaux qui ramassent quotidiennement les encombrants abandonnés. « Ce que nous faisons aujourd'hui, ce n'est pas rien. La question des déchets est un sujet de santé publique », a-t-elle déclaré, appelant les habitants à privilégier la réparation et le réemploi. La maire a également évoqué son ambition de végétaliser progressivement le quartier des Camélias.


7 commentaires
@Lastron-Leïla, tu soulèves quelque chose d'essentiel. La communication autour de ces équipements devrait s'appuyer sur les réseaux associatifs de proximité, les comités de quartier, les écoles, pas seulement sur les affichages officiels. Dans mon expérience à Bras-Panon, les projets qui ont vraiment changé les habitudes, c'est ceux où on est allé à la rencontre des gens avant l'inauguration. La zone RECAZALI aurait d'ailleurs tout son sens comme support pédagogique pour des ateliers dans les collèges du secteur.
@Sandrine, la question du financement est bonne, mais ce qui me frappe c'est que personne ne parle de communication autour de cet équipement. Une déchetterie ça ne fonctionne que si les gens savent qu'elle existe et comprennent comment l'utiliser, i fo pas juste couper un ruban et espérer que ça se remplisse tout seul. La ville a un compte Instagram, une page Facebook, des outils pour toucher les jeunes du quartier, et j'espère vraiment qu'ils s'en servent pour faire vivre RECAZALI au quotidien.
La zone de réemploi RECAZALI m'intéresse vraiment, est-ce que quelqu'un sait si c'est un modèle qui pourrait inspirer une startup sociale ? Je me demande si des porteurs de projet locaux ont été associés à la conception ou si c'est entièrement géré par SUEZ/VALDERUN. Ce serait une belle étude de cas pour mon master.
Bonne initiative, mais un touriste qui voit des dépôts sauvages près des ravines il ne revient pas. On a beau avoir un lagon magnifique, si l'arrière-pays ressemble à une décharge ça plombe tout l'image de l'île.
La zone RECAZALI me parle beaucoup, le réemploi c'est exactement dans l'air du temps et les consommateurs y sont de plus en plus sensibles. Pour mes produits je travaille déjà sur des emballages recyclables et ce genre d'infrastructure ça aide à construire un vrai écosystème local autour du zéro déchet. J'aurais aimé savoir si des professionnels peuvent y déposer leurs déchets de packaging, parce que pour les petites structures comme la mienne c'est une vraie question.
Enfin quelque chose de bien pour les Camélias. Avant on jetait n'importe kosa n'importe où dans le quartier, les marmay jouaient à côté des encombrants, c'était pas beau à voir. Trois emplois c'est petit mais c'est toujours ça de pris pour des jeunes du coin. Pourvu que les gens fassent l'effort d'y aller vraiment.
1,28 million HT livré en dix mois sur 3 800 m², ça représente environ 337 euros du m² hors exploitation, ce qui reste dans des ratios corrects pour ce type d'équipement public. Ce qui m'intéresse c'est de savoir quelle part a été financée par la CINOR, par la Région, et si le Département a contribué. La répartition des cofinancements publics n'est pas mentionnée dans l'article.