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Pêche illicite aux TAAF : 2,2 tonnes de légine saisies, six interpellations

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Pêche illicite aux TAAF : 2,2 tonnes de légine saisies, six interpellations

Ils cachaient 2,2 tonnes de poissons : six personnes interpellées après une vaste enquête de la gendarmerie maritime - Crédit Zinfos974 - Faits Divers


Six personnes ont été interpellées lundi 22 juin dans le cadre d'une enquête sur un trafic présumé de poissons pêchés illégalement dans les eaux des Terres australes et antarctiques françaises (TAAF). L'opération a également permis deux perquisitions, au cours desquelles 10,5 kilogrammes supplémentaires de légine ont été saisis.

L'affaire a débuté au retour à quai d'un navire de pêche à La Réunion. Des agents de l'Unité littorale des affaires maritimes (ULAM), rattachée à la Direction de la mer Sud océan Indien (DMSOI), ont inspecté le bâtiment et découvert 2,2 tonnes de poissons dissimulées dans les cales, sans aucune mention sur les déclarations de pêche.

L'enquête a été confiée à la Brigade de surveillance du littoral (BSL) de Port-des-Galets, relevant de la gendarmerie maritime, avec l'appui du commandement de la gendarmerie de La Réunion. Les investigations doivent établir le rôle de chacun des mis en cause et déterminer les infractions susceptibles d'être retenues.

Les autorités ont rappelé que la lutte contre la pêche illicite reste un enjeu fort pour la préservation des ressources halieutiques des TAAF, la protection de la biodiversité marine et l'équité entre les professionnels du secteur.

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7 commentaires

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R
Rafiki 03/07/2026 à 17:37

@PtiBatik, tu mets les mots justes. J'emmène des groupes dans les cirques depuis des années, je leur parle toujours de l'eau, des rivières, du lien entre ce qu'on voit en haut et ce qui se passe en mer. Les TAAF c'est la même logique, un écosystème qui tient à des équilibres fragiles, invisibles depuis la côte. Quand j'explique à des touristes que la légine des eaux australes peut mettre dix ans à arriver à maturité, y'a toujours un silence dans le groupe. Ce silence-là, ces gens dans les cales du bateau, ils le connaissent pas.

K
KékéSurf 03/07/2026 à 16:49

2,2 tonnes de légine c'est pas un oubli, c'est un choix. L'océan il pardonne pas ce genre de chose sur le long terme.

H
Hugo Saline les bains 03/07/2026 à 16:25

@Lastron-Leïla, bonne question. En métropole, notamment à Brest ou Lorient, les contrôles à quai sont théoriquement systématiques mais dans la pratique c'est très variable selon les moyens disponibles. Ce qui est frappant ici c'est que l'ULAM ait détecté ça dès le retour au port, ça suppose une présence réelle sur le terrain. Je me demande si La Réunion a un niveau de surveillance plus musclé que la moyenne, ou si c'est justement parce que les TAAF sont un enjeu stratégique reconnu que les autorités y mettent plus de ressources.

L
Lulu 03/07/2026 à 15:16

Moi je me bats pour sourcer du poisson local de qualité pour mon food truck, je demande les bons papiers, je paye le bon prix, et y'a des gens qui remplissent des cales entières en douce. C'est deux poids deux mesures, lé pa fasil à avaler. Les petits commerçants comme moi on joue le jeu, on nous surveille de près, et en face on dissimule des tonnes entières. J'espère que la justice ira au bout de l'enquête cette fois.

M
Marie 03/07/2026 à 15:10

Contente que la gendarmerie maritime ait bougé vite. Les pêcheurs qui travaillent dans les règles méritent pas de se faire concurrencer par ça.

L
Lastron-Leïla 03/07/2026 à 15:09

2,2 tonnes cachées dans les cales et zéro mention sur les déclarations de pêche. Franchement ça fait froid dans le dos. Est-ce que quelqu'un sait si ce genre de contrôle à quai, c'est systématique ou c'était un coup de chance ?

P
PtiBatik 03/07/2026 à 15:02

Ce qui me touche dans cette affaire, c'est que derrière les chiffres, 2,2 tonnes de légine, y'a une mer qui se vide en silence. Les TAAF c'est un des derniers endroits presque intacts de l'océan Indien, et des gens en font un tiroir-caisse planqué. On parle d'équité entre professionnels dans l'article, mais c'est aussi une question de respect, du vivant, du péi-la, de ce qu'on laisse aux marmay après nous.