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Onze associations réunionnaises portent leurs revendications à la CNH

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Onze associations réunionnaises portent leurs revendications à la CNH

Handicap : les associations réunionnaises portent leurs revendications avant le débat national et appellent à un changement de "paradigme" - Crédit Zinfos974 - Société


Onze associations réunionnaises ont transmis leurs revendications au gouvernement à quelques jours de la Conférence nationale du handicap (CNH), prévue ce jeudi en visioconférence avec les collectivités et associations de l'ensemble des territoires. Reçues vendredi dernier par une conseillère de la ministre déléguée chargée de l'Autonomie et du Handicap, elles réclament un changement de « paradigme » dans l'approche de l'inclusion.

Les structures signataires — Enfants autistes 974, Le Nouvel Écolier, Autisme Réunion, le Comité régional Handisport Réunion, le collectif Enfants Invisibles 974, Outrement Capable, GEM TSA 974, Habita'TSA, Humani, Intimagir974 et Les Petits Rayons multicolores — accompagnent principalement des personnes présentant un trouble du spectre de l'autisme (TSA) ou des troubles du neurodéveloppement (TND). Pour préparer cette échéance, elles ont collecté plus d'une centaine de réponses à un questionnaire collaboratif, transmises ensuite au ministère afin d'alimenter les travaux préparatoires.

La CNH, organisée tous les trois ans sous l'égide du Président de la République, fixe les grandes orientations de la politique nationale du handicap : école inclusive, emploi, logement, mobilité, accessibilité et participation citoyenne. À La Réunion, le débat national de jeudi doit être suivi d'échanges entre les associations locales et les autorités publiques.

Sur le volet éducatif, les associations demandent une sensibilisation au handicap dès l'école, prolongée dans l'enseignement supérieur et intégrée à la formation initiale et continue des enseignants. Elles défendent le maintien et le renforcement des formations croisées associant enseignants, accompagnants des élèves en situation de handicap (AESH), agents territoriaux spécialisés des écoles maternelles (ATSEM), agents des collectivités et parents. « Ce qu'on demande surtout, c'est le respect de la loi, l'inclusion c'est la norme. S'il y avait plus d'inclusion dans les établissements classiques, il y aurait aussi moins de difficultés », déclare Orlane Puveland, membre de l'association Le Nouvel Écolier. La présidente de cette même association décrit le manque d'AESH comme « une réelle hémorragie ».

Les associations réclament par ailleurs une meilleure reconnaissance de l'expertise des familles dans la construction des parcours d'accompagnement, qu'elles qualifient d'« expertise d'usage essentielle » aujourd'hui insuffisamment prise en compte. Sur l'emploi, elles soutiennent le développement du « social job coaching » pour faciliter l'accès et le maintien dans l'emploi des personnes en situation de handicap. Le logement inclusif figure aussi parmi leurs priorités : elles appellent à créer des « passerelles entre l'initiative familiale et associative et les réponses institutionnelles ». Des solutions de répit et des places en accueil temporaire supplémentaires sont réclamées pour soutenir les familles et prévenir leur épuisement. Les signataires pointent enfin le manque de formation des encadrants sportifs comme frein persistant à la pratique d'activités physiques pour les personnes handicapées.

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