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Saint-Philippe : le recours contre l'élection d'Olivier Rivière mal engagé

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Saint-Philippe : le recours contre l'élection d'Olivier Rivière mal engagé

La victoire d’Olivier Rivière aux municipales à Saint-Philippe pourrait être confirmée par le tribunal - Crédit Zinfos974 - Politique


Le tribunal administratif de La Réunion a examiné mercredi 17 juin la requête d'Annielle Payet, candidate éliminée au premier tour des municipales du 15 mars à Saint-Philippe, qui contestait l'élection du maire sortant Olivier Rivière. Le rapporteur public a conclu au rejet de l'ensemble de ses moyens. Le tribunal doit rendre sa décision avant le 20 juin.

Rivière avait été réélu dès le premier tour avec 467 voix d'écart sur les suffrages exprimés. L'écart nécessaire pour éviter un second tour était, lui, de 167 voix, soit 4,5 % des suffrages exprimés selon l'avocat de la défense, Me Jean-Jacques Morel.

Annielle Payet soulevait plusieurs griefs : un nombre d'inscrits jugé anormalement élevé (5 138 pour 5 082 habitants recensés en 2023), des scores suspects dans certains bureaux de vote, un recours abusif aux procurations et des promesses d'emplois en échange de votes. Elle dénonçait aussi une proximité entre la charte graphique de campagne d'Olivier Rivière et celle utilisée durant son mandat, ainsi qu'un démarchage massif mené par le Centre communal d'action sociale (CCAS).

Le rapporteur public a estimé qu'elle « procède le plus souvent sans avancer de preuves ». Sur le CCAS, il a relevé qu'elle « ne démontre pas la réalité d'un démarchage massif ». Sur la charte graphique, les éléments de preuve, pourtant accessibles, n'ont pas été produits.

L'avocat de la requérante, Me Olivier Tamil, a contesté la répartition de la charge de la preuve. « Vous nous imputez une charge de la preuve qui est trop importante », a-t-il déclaré aux magistrats, suggérant que le tribunal aurait pu user de son pouvoir d'instruction pour demander des pièces à la défense. Il a également souligné l'absence de factures sur les supports de communication, les comptes de campagne n'étant pas obligatoires pour les communes de moins de 9 000 habitants. « Concernant les procurations, il aurait été simple d'éteindre la protestation en communiquant les pièces », a-t-il ajouté.

Me Morel a répondu que « la masse salariale de la commune a baissé entre septembre 2025 et février 2026 ». Un second recours, portant sur l'élection du maire par les conseillers municipaux en conseil municipal, était également examiné lors de la même audience. Le rapporteur public n'a pas retenu que les irrégularités de procédure invoquées aient pu porter atteinte à la sincérité de ce vote.

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