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Patrick Lecurieux Durival élu à la tête de l'USHOM face aux coupes budgétaires

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Patrick Lecurieux Durival élu à la tête de l'USHOM face aux coupes budgétaires

"Le logement social outre-mer n’est pas une charge, c’est un investissement vital" : à quoi sert l’USHOM ? - Crédit Zinfos974 - Social


Patrick Lecurieux Durival a été élu à la présidence de l'Union sociale pour l'habitat Outre-mer (USHOM) le vendredi 5 juin, à l'issue de l'assemblée générale de l'organisation. Il prend la tête d'une structure qui représente les bailleurs sociaux de huit territoires ultramarins — La Réunion, la Martinique, la Guadeloupe, la Guyane, Saint-Martin, la Polynésie française, la Nouvelle-Calédonie et Saint-Pierre-et-Miquelon — alors que les financements du secteur sont sérieusement menacés.

La Ligne Budgétaire Unique (LBU), principal outil de financement de la construction de logements sociaux dans les outre-mer, est depuis plusieurs semaines au cœur des inquiétudes. Les gels et surgels budgétaires qui la frappent ont poussé les acteurs du secteur à multiplier les alertes, notamment à La Réunion, où des milliers de familles restent en attente de logement et où des programmes de construction risquent de s'arrêter.

« Le logement social outre-mer n'est pas une charge, c'est un investissement vital : moteur de l'économie du BTP et premier rempart de nos concitoyens ultramarins face aux difficultés sociales », déclare le nouveau président. Le ton est donné. Lecurieux Durival entend faire de la préservation des financements sa priorité immédiate : « Je prends cette présidence avec une seule ligne de conduite : me battre, sans relâche, pour préserver les moyens de construire. »

L'USHOM réaffirme pour sa part sa vocation de représentation auprès des pouvoirs publics, défendant les moyens alloués à la production de logements sociaux dans les départements et régions d'outre-mer comme une condition de « cohésion sociale et de dynamisme économique des territoires ». Au-delà de la seule question du bâti, c'est à des enjeux bien plus larges que renvoie ce positionnement.

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7 commentaires

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S
Sébastien V. 08/06/2026 à 17:50

@Thierry Lebon, votre précision sur le programme 123 est utile. Ce que l'article ne dit pas non plus, c'est que les collectivités territoriales, qui abondent souvent en complément de la LBU via leurs propres dispositifs, se retrouvent dans une position délicate lorsque la part État se rétracte sans préavis. L'USHOM aura fort à faire pour maintenir une cohérence d'ensemble entre des territoires aux contraintes réglementaires et budgétaires très différentes. Les belles déclarations d'intention ne suffiront pas, mais l'élection d'un interlocuteur unique face aux ministères est au moins une bonne chose dans un contexte aussi morcelé.

V
Vavangue 08/06/2026 à 17:21

C'est bizarre de parler de logement social dans un article et d'y voir autant de résonance avec ce qu'on vit dans l'agriculture. Les petits producteurs de Saint-Joseph attendent des aides qui n'arrivent pas, les familles attendent des logements depuis des années, et dans les deux cas c'est toujours la même réponse : les budgets sont gelés. J'espère que ce monsieur aura plus de succès que nous à faire bouger les choses à Paris.

T
Thierry Lebon 08/06/2026 à 16:25

L'article mentionne la LBU comme le principal outil de financement, ce qui est juste, mais il serait utile de préciser que celle-ci relève du programme 123 du budget de l'État et que les gels successifs s'inscrivent dans une mécanique de régulation budgétaire infra-annuelle assez classique, même si ses effets sont ici particulièrement dommageables. La question de fond reste de savoir si ce mécanisme sera pérennisé dans la prochaine loi de finances ou s'il fera l'objet d'une sanctuarisation. C'est là que se jouera la crédibilité de cette nouvelle présidence.

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Bichik 08/06/2026 à 16:16

Des présidents d'associations qui font de belles déclarations, on en a vu beaucoup. Le résultat, lui, se compte en logements livrés.

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Zoubi 08/06/2026 à 16:13

Hier j'avais une cliente qui m'a dit que sa soeur attend un logement social depuis six ans à Sainte-Marie. Six ans. Alors quand je lis qu'en plus les financements risquent d'être coupés, franchement lé pa fasil à entendre.

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Rafiki 08/06/2026 à 16:06

Ce qui me frappe dans cette élection, c'est que huit territoires très différents se retrouvent dans la même galère budgétaire. La Polynésie et La Réunion n'ont pas grand chose en commun côté paysages, mais apparemment côté LBU gelée, domoun vivent les mêmes angoisses. Je me demande si cette union va peser suffisamment lourd face aux arbitrages parisiens.

L
Lulu 08/06/2026 à 16:05

Moi je vois des familles entières qui vivent dans des situations impossibles autour du Port, des gens qui attendent des logements depuis des années. Quand j'entends que les budgets sont gelés, ça me retourne. Ces programmes de construction, c'est aussi du travail pour les artisans, les livreurs, les petits fournisseurs du coin. Bon courage à ce monsieur Lecurieux Durival, il va en avoir besoin face à Paris.