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Condamné pour harcèlement, Centon invité à réfléchir avant de démissionner

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Condamné pour harcèlement, Centon invité à réfléchir avant de démissionner

Affaire Centon : Cyrille Melchior lui demande de ne pas se précipiter vers la démission - Crédit Zinfos974 - Politique


Condamné pour harcèlement moral par le tribunal correctionnel de Saint-Denis, Aurélien Centon envisage de démissionner de son mandat de conseiller départemental. Le président du Conseil départemental, Cyrille Melchior, lui a publiquement demandé de ne pas prendre cette décision à la hâte.

Dans un communiqué diffusé vendredi, Melchior indique avoir échangé « à plusieurs reprises » avec l'élu saint-paulois ces derniers jours. Il lui aurait demandé « de prendre le temps nécessaire à la réflexion avant toute décision définitive ». Un soutien mesuré, assorti d'une distance nette : le président qualifie l'affaire de « personnelle » et précise que « le Conseil départemental n'est pas concerné ».

Melchior salue par ailleurs l'implication de Centon au sein de l'assemblée, citant un taux de présence supérieur à 85 % aux séances, réunions et commissions départementales depuis son entrée au Conseil.

Aurélien Centon, fondateur de l'association P'tit Cœur, a été condamné à quatre mois de prison avec sursis. Le tribunal lui reproche d'avoir multiplié pendant plusieurs mois appels, messages et démarches auprès d'une ancienne collègue et de son entourage, dans le cadre d'un conflit lié à une procédure de contestation de paternité. Il lui est également interdit d'entrer en contact avec la victime pendant deux ans.

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7 commentaires

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M
Marie 29/05/2026 à 17:22

@Naïma94, tu as raison et c'est ce qui me choque aussi. Dans mon secteur on travaille avec des personnes vulnérables, et la première chose qu'on apprend c'est qu'on ne peut pas séparer le professionnel du personnel quand il s'agit de comportement. Un élu condamné pour avoir harcelé quelqu'un, ça concerne forcément ses responsabilités publiques.

L
Lastron-Leïla 29/05/2026 à 16:37

@Tom Bib, exactement ce que je pensais en lisant. "L'affaire est personnelle" c'est le genre de communication de crise qui ne tient pas deux semaines. Quand les réseaux vont s'en emparer plus largement, le Conseil départemental sera bien obligé de se positionner autrement. J'aurais conseillé une posture beaucoup plus claire dès le départ, ça évite les rattrapages douloureux.

N
Naïma94 29/05/2026 à 15:13

Ce qui me frappe dans cette histoire, c'est que la victime, elle, n'a pas eu le droit de "prendre le temps de réfléchir". Elle a subi des mois d'appels et de messages. Dans mon boulot je croise des femmes qui ont vécu ce genre de pression, et je peux vous dire que les séquelles durent bien après la condamnation. Le taux de présence aux commissions, sincèrement, c'est pas la question.

P
Patrick974 29/05/2026 à 14:45

La question que je pose c'est la suivante : quel signal envoie-t-on en demandant à un élu condamné de prendre le temps de réfléchir avant de partir ? Dans une entreprise, un cadre dans la même situation aurait du mal à rester en poste le temps d'une réunion. On peut saluer l'implication et les 85% de présence, ce n'est pas négligeable, mais le fond de l'affaire concerne un comportement jugé suffisamment grave pour aboutir à une peine avec sursis et une interdiction de contact. Est-ce qu'on ne confond pas fidélité institutionnelle et responsabilité morale ?

Z
Zoubi 29/05/2026 à 14:35

Les domoun i parlent que de ça cette semaine, j'ai entendu au moins trois clientes ce matin. Tout le monde a un avis.

T
Tom Bib 29/05/2026 à 14:19

Ce qui m'interpelle, c'est cette formule de Melchior : l'affaire serait "personnelle" et le Conseil départemental "n'est pas concerné". On pensait la même chose de bien des scandales avant qu'ils ne deviennent des crises institutionnelles. Hannah Arendt rappelait que la sphère privée et la sphère publique ne sont jamais étanches dès lors qu'on exerce une responsabilité. Un élu condamné pour harcèlement, c'est forcément une question qui touche à la confiance que les citoyens placent dans leurs représentants, qu'on le veuille ou non. Le taux de présence en commission ne suffit pas à solder ce genre de dette.

R
Rafiki 29/05/2026 à 14:05

Je le connais de nom, il paraît qu'il a beaucoup œuvré dans le social avec son association. Mais dans les cirques on a un dicton : un chemin qui dévie finit toujours par revenir à la montagne, ou par se perdre dans les ravines.