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Procès Hoarau en appel renvoyé à la rentrée, faute de président

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Procès Hoarau en appel renvoyé à la rentrée, faute de président

Cour d’appel : le procès d’Olivier Hoarau renvoyé à la rentrée - Crédit Zinfos974 - Faits Divers


Le procès en appel d'Olivier Hoarau, maire du Port, n'aura pas lieu ce jeudi. L'absence du président de la chambre, Jacques Rousseau, devrait conduire au renvoi de l'audience à la rentrée prochaine, comme l'avait indiqué Imaz Press.

En décembre 2024, le tribunal correctionnel avait condamné l'édile à 15 mois de prison avec sursis, 15 000 euros d'amende et cinq ans d'inéligibilité pour recel d'abus de confiance et blanchiment. Il avait aussitôt fait appel. Son ex-premier adjoint Fayzal Ahmed-Vali, frappé des mêmes peines, est lui aussi concerné par ce report. Les deux hommes étaient poursuivis dans l'affaire des 400 000 euros de subventions versées par la société Mercialys dans le cadre du projet Cap Sacré-Cœur, dont 80 000 euros auraient été détournés au profit d'associations sportives portoises en sommeil.

Pour Olivier Hoarau, réélu en mars avec 80,46 % des suffrages — un score record aux dernières municipales —, les conséquences d'une confirmation en appel pourraient aller jusqu'à la perte de son mandat. Sa première condamnation a déjà eu des effets concrets : le préfet Patrice Latron avait attaqué la délibération du 1er avril 2025 lui accordant la protection fonctionnelle, et le juge des référés du tribunal administratif en avait ordonné la suspension. Hoarau rembourse désormais ses frais d'avocat, initialement pris en charge par la commune.

Sur le fond, les avocats des deux prévenus entendent contester la légalité de la requalification des infractions, opérée au moment du délibéré sans débat préalable ni accord des parties. Cet argument sera au cœur des débats lors du renvoi. Une autre question reste en suspens, que l'affaire n'a pas tranchée : pourquoi les responsables associatifs par lesquels a transité l'argent détourné — et qui en ont, au moins partiellement, bénéficié — n'ont-ils pas été poursuivis ?

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6 commentaires

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R
Roselyne 26/05/2026 à 16:16

Nous à Salazie on entend parler de ces histoires de subventions mais franchement ça nous dépasse un peu. Ce que je sais c'est que l'eau elle coule comme elle veut ici et que les chouchous ils attendent personne pour pousser. Les familles du cirque elles ont d'autres préoccupations que de savoir si l'audience est reportée ou pas.

L
Lulu 26/05/2026 à 15:35

@Jean-Claude B., même chose côté Saint-Pierre, les gens ils causent mais au final ils votent pareil. Ce que je comprends pas c'est les associations sportives en sommeil, kosa ça veut dire au juste ? Moi pour mon food truck j'ai une association qui tourne vraiment, avec des jeunes, des activités, des comptes vérifiés. Et pendant ce temps l'argent il passe par des structures qui existent même plus vraiment ? C'est ça qui choque le monde sur le marché le samedi matin.

T
Thierry Lebon 26/05/2026 à 14:57

L'article mentionne que le préfet a attaqué la délibération accordant la protection fonctionnelle au maire. Il me semble utile de préciser que la protection fonctionnelle d'un élu, prise en charge par la collectivité, est en principe réservée aux situations où l'élu est victime, et non prévenu. Le tribunal administratif a donc logiquement suspendu cette délibération. Ce n'est pas un détail anodin, c'est une question de droit public assez claire, et il est dommage que ce point n'ait pas été davantage développé dans l'article.

P
Polo 26/05/2026 à 14:42

Renvoyé à la rentrée parce que le président est absent. Dans mon travail si je suis pas là à 5h du matin quand le camion arrive, y'a pas de viande dans la cave. Tout le monde il mérite la même rigueur, non ?

M
Marie-Hélène 26/05/2026 à 14:18

Ce qui mérite vraiment attention dans cet article, c'est le point soulevé en conclusion sur l'absence de poursuites contre les responsables associatifs. Dans les affaires de détournement impliquant le monde associatif, on observe souvent ce phénomène : les têtes politiques sont ciblées, mais les bénéficiaires intermédiaires restent dans l'ombre du dossier. Ce n'est pas une critique du parquet, c'est une vraie question de politique pénale. Je trouve important que la presse locale continue à poser ce type d'interrogation, même après un jugement.

J
Jean-Claude B. 26/05/2026 à 14:11

Dans le taxi j'entends de tout, mais là mes clients de Lo Port me disent tous la même chose : avec 80% des voix, Hoarau il peut dormir tranquille, le monde il s'en fout du procès. C'est peut-être vrai, c'est peut-être pas vrai, mais c'est ce que les domoun racontent. Ce qui me choque moi c'est la question à la fin de l'article : les associations, elles, elles n'ont jamais été inquiétées.